Équiper son logement d'une alarme sans fil dans l'Indre et le Cher

Une alarme sans fil communique par radio entre la centrale, les détecteurs et la sirène, sans aucun câble à tirer. Le placement des détecteurs compte davantage que leur nombre, les accès restant les points à protéger en priorité. Sur une propriété comportant des dépendances, la question se déplace vers la portée de la liaison et l'intégration des bâtiments éloignés à la même centrale.

alarme sans fil

Zones et groupes de protection

Découper l'installation en zones permet de l'armer partiellement. Une zone regroupe plusieurs détecteurs qui se mettent en service ensemble, ce qui autorise à protéger le rez-de-chaussée et les accès pendant la nuit tout en circulant librement à l'étage, ou à surveiller les dépendances alors que la maison reste occupée. Le découpage se décide à la pose, en fonction des habitudes réelles des occupants plutôt que du plan du logement, et se modifie ensuite depuis le clavier ou l'application. Un système trop finement découpé finit par ne plus être armé du tout, 2 ou 3 zones suffisant dans un logement courant.

Points d'entrée à couvrir en priorité

Les statistiques de cambriolage désignent toujours les mêmes accès. La porte d'entrée et la porte-fenêtre arrière concentrent la majorité des intrusions, suivies des fenêtres de rez-de-chaussée et de la porte de garage communiquant avec la maison, alors que les fenêtres d'étage restent rarement concernées hors présence d'un appentis ou d'une pergola. La protection commence donc par un détecteur d'ouverture sur chacun de ces accès, complété par un détecteur de mouvement dans la pièce de passage obligé, couloir ou palier. Couvrir 6 points bien choisis protège mieux que 12 détecteurs répartis au hasard.

Obstacles à la propagation

Certains matériaux arrêtent les ondes radio bien plus que d'autres. Le béton armé et ses treillis, les isolants à parement aluminium posés lors des rénovations thermiques, les huisseries métalliques, les portes de garage en tôle et les miroirs de grande dimension se comportent comme des écrans, alors qu'une cloison de plaque de plâtre ou une porte en bois laissent passer le signal presque intact. Les murs en pierre de forte épaisseur des fermes berrichonnes atténuent fortement sans bloquer, ce qui laisse une marge exploitable à condition de la mesurer. Déplacer un point de fixation de quelques dizaines de centimètres suffit souvent à retrouver un niveau correct.

Télésurveillance

La télésurveillance confie le traitement des alarmes à un centre qui fonctionne en permanence. À la réception d'un déclenchement, un opérateur procède à la levée de doute, prévient les personnes inscrites sur la liste d'appel, et engage si nécessaire une intervention sur site ou une demande aux forces de l'ordre. Le service suppose un abonnement mensuel, un engagement de durée et un transmetteur compatible, et il ne dispense pas de posséder un matériel correct, le centre ne voyant que ce que le système lui remonte. Sur une propriété isolée, où le voisinage n'entendra pas la sirène, ce relais humain change réellement la portée du dispositif.

Mise en service et apprentissage

La mise en service ne se limite pas à brancher la centrale. Chaque périphérique doit être appairé, c'est-à-dire reconnu par la centrale et affecté à une zone, puis testé en situation réelle en marchant devant les détecteurs et en ouvrant chaque accès. Viennent ensuite le réglage des temporisations, 30 à 60 secondes pour sortir et entrer, la saisie des codes et de la liste d'appel, et la mémorisation des télécommandes. La dernière étape, souvent négligée, consiste à expliquer le fonctionnement à tous les occupants, la plupart des fausses alarmes venant d'une méconnaissance des manipulations.

Grade 2 et grade 3

Le choix entre les deux grades les plus courants se fait sur le risque à couvrir. Le grade 2 correspond au résidentiel ordinaire et suppose un intrus disposant de connaissances limitées et d'outils courants, niveau suffisant pour une maison ou un appartement sans bien exceptionnel. Le grade 3 vise un intrus averti, capable d'utiliser un brouilleur ou de connaître le fonctionnement des systèmes, et impose une supervision plus fréquente, une détection du brouillage obligatoire et des autonomies supérieures. Passer au grade 3 multiplie le coût du matériel par deux environ, dépense qui ne se justifie que sur des biens de valeur ou un local professionnel.

Durée de fonctionnement de la sirène

La sirène ne sonne pas indéfiniment, et la loi ne le permettrait pas. Les matériels du marché coupent automatiquement le son après 3 minutes, durée jugée suffisante pour faire fuir l'intrus et alerter les environs, puis le flash continue de signaler le logement concerné. Ce cycle peut se répéter un nombre limité de fois si la détection persiste, sans que le bruit devienne continu. Sur une propriété isolée, où personne n'entendra la sirène, cette limite rappelle que le déclenchement sonore ne remplace pas une remontée d'alerte vers un téléphone ou vers un centre.

Coût des détecteurs supplémentaires

Un kit couvre rarement l'ensemble d'un logement, et les ajouts se paient à l'unité. Un détecteur d'ouverture revient à 30 à 60 euros, un détecteur de mouvement simple à 40 à 90 euros, une version double technologie ou à immunité animale à 70 à 150 euros, un détecteur à caméra intégrée à 150 à 300 euros. Un répéteur, nécessaire pour rattraper une dépendance, coûte 80 à 200 euros, une sirène extérieure supplémentaire 80 à 200 euros. Ces montants expliquent l'écart entre le prix affiché d'un kit et le budget réel d'une maison complète, souvent le double.

Comparaison des offres de télésurveillance

Deux abonnements affichés au même prix ne recouvrent pas les mêmes prestations. Les points à vérifier tiennent au mode de levée de doute, audio seul ou vidéo, au nombre d'interventions comprises dans le forfait, à la propriété du matériel, acheté ou loué, à la durée d'engagement et aux conditions de résiliation, enfin à la certification du centre et à son autorisation d'exercer. Une offre à 20 euros qui facture chaque intervention et impose 36 mois d'engagement revient plus cher qu'une formule à 30 euros tout compris. Le calcul se fait sur 5 ans, matériel inclus, et non sur le tarif mensuel affiché.

Installateurs d'alarmes dans l'Indre et le Cher

Acticom, à Saint-Doulchard près de Bourges, travaille depuis plus de 40 ans sur la vidéosurveillance, l'alarme et le contrôle d'accès, pour des particuliers, des entreprises, des communes et des exploitations agricoles. L'entreprise annonce environ 200 installations et 900 interventions de maintenance par an, et assure la formation des utilisateurs.

Sebatelec, également à Saint-Doulchard, couvre l'alarme anti-intrusion, la vidéosurveillance, la visiophonie, le contrôle d'accès et la domotique, en complément de son activité d'électricité générale et de motorisation de portails, sur Bourges et le Cher.

DH Elec 36, basée à Brion dans l'Indre, installe alarmes, vidéosurveillance, interphonie, automatismes et solutions domotiques, en neuf comme en rénovation. Son secteur comprend Châteauroux, Issoudun, Vatan, Levroux, Valençay et Argenton-sur-Creuse, avec des chantiers dans le Cher, le Loir-et-Cher et l'Indre-et-Loire.

Zones couvertes

Cher : Bourges, Saint-Doulchard, Vierzon, Mehun-sur-Yèvre, Saint-Amand-Montrond

Indre : Châteauroux, Issoudun, Argenton-sur-Creuse, La Châtre, Le Blanc