Installation d'une alarme sans fil en Champagne

Une alarme sans fil réunit une centrale, des détecteurs et une sirène qui dialoguent par radio, sans percement ni saignée. La centrale alerte ensuite par appel, par message ou par l'intermédiaire d'un centre de télésurveillance, selon ce que l'occupant a choisi. Le système s'achète en kit prêt à poser ou se compose élément par élément, formule plus souple dès que le logement compte plusieurs accès à protéger.

alarme sans fil

Kit d'alarme et système évolutif

Deux façons d'acheter coexistent et ne mènent pas au même résultat. Le kit rassemble dans un carton une centrale, 2 ou 3 détecteurs et une sirène, pour un prix attractif et une mise en service rapide, mais il correspond rarement à la configuration réelle d'un logement. Le système composé élément par élément part au contraire des accès à protéger, quitte à retenir une centrale acceptant 30 ou 50 périphériques pour pouvoir étendre l'installation plus tard. La question à poser avant d'acheter porte sur cette capacité d'extension et sur la disponibilité des accessoires dans 10 ans, un système fermé obligeant à tout remplacer pour ajouter un détecteur.

Immunité aux animaux domestiques

Un chien ou un chat qui circule dans un logement armé déclenche un détecteur ordinaire. Les modèles dits à immunité animale ignorent les masses inférieures à 20 ou 25 kilos, grâce à un découpage de la lentille qui laisse une bande aveugle au ras du sol et à un traitement du signal qui distingue une silhouette basse d'une silhouette humaine. Cette immunité a ses limites, un gros chien, un chat qui grimpe sur un meuble ou un animal qui passe très près de la lentille restent susceptibles de déclencher. La parade consiste à orienter le détecteur vers une zone que l'animal ne fréquente pas et à préférer, dans les pièces concernées, la protection des ouvertures à la détection de volume.

Supervision des périphériques

La supervision permet à la centrale de savoir que ses détecteurs sont toujours vivants. Chaque élément émet à intervalle régulier, de quelques minutes à quelques heures selon le réglage, un court message de vie, et l'absence de plusieurs cycles consécutifs remonte un défaut de liaison signalé comme alarme technique. Sans ce mécanisme, un détecteur dont la pile est morte, qui a été décroché ou qui se trouve hors de portée reste silencieux sans que personne s'en aperçoive. La supervision est exigée par la norme à partir du grade 2, et son absence distingue immédiatement un matériel d'entrée de gamme d'un système sérieux.

Appel des proches et liste d'appel

Sans télésurveillance, l'alerte part directement vers des numéros programmés. La liste d'appel contient généralement 3 à 5 contacts, appelés dans l'ordre jusqu'à ce que l'un d'eux acquitte, et il vaut mieux y inscrire une personne proche géographiquement plutôt qu'un parent à 300 kilomètres. Chaque contact doit savoir ce qu'on attend de lui, se rendre sur place, appeler les forces de l'ordre ou prévenir le propriétaire, consignes à donner au moment de l'installation et non le jour du déclenchement. Un message vocal enregistré ou un texte clair, indiquant l'adresse et la nature de l'alarme, évite les interprétations.

Réglage des détecteurs

Un détecteur mal réglé produit des fausses alarmes ou ne détecte rien. La sensibilité se règle selon la pièce, la hauteur de pose détermine la zone morte au sol, et l'orientation décide de ce qui entre dans le champ, les erreurs les plus fréquentes tenant à un détecteur dirigé vers une fenêtre, un radiateur, un insert ou une bouche de ventilation. La temporisation d'entrée, 30 à 60 secondes, doit laisser le temps d'atteindre le clavier sans laisser à un intrus celui de traverser la maison. Chaque réglage se vérifie ensuite par un essai en conditions réelles, en marchant dans la pièce et en observant la réaction du système.

Certification de l'installateur

La certification du matériel et celle de l'entreprise relèvent de deux référentiels distincts. Une société de télésurveillance ou d'intervention doit détenir une autorisation d'exercer délivrée par le CNAPS, vérifiable sur demande, et ses agents une carte professionnelle. Pour la pose, la qualification APSAD de service I31 atteste que l'entreprise applique les règles de conception et d'installation des systèmes de détection d'intrusion, exigence que certains assureurs posent explicitement. Demander ces références avant la signature, au même titre que l'attestation d'assurance de responsabilité civile professionnelle, relève de la précaution élémentaire.

Données personnelles et RGPD

Un système d'alarme produit des données qui concernent des personnes. L'historique des mises en service indique qui entre et sort et à quelle heure, les images d'un détecteur à caméra montrent les occupants comme les visiteurs, et ces informations relèvent du règlement général sur la protection des données dès qu'elles sortent du cadre strictement domestique. Un employeur ou un bailleur qui installerait un tel système doit informer les personnes concernées, limiter la durée de conservation à un mois et leur ouvrir un droit d'accès. Pour un particulier chez lui, ces obligations ne s'appliquent pas, sauf si le dispositif filme au-delà de sa propriété.

Écart de prix entre les gammes

Le même détecteur de mouvement se vend 30 euros ou 150 euros selon la gamme. L'écart tient à la bidirectionnalité, à la supervision, à la détection du brouillage, à la qualité de l'autoprotection, à la durée de vie des piles et à la certification, autant de fonctions absentes des produits d'entrée de gamme vendus en grande surface. Un système complet suit la même logique, 150 à 400 euros pour un kit basique, 500 à 1 200 euros pour un matériel de marque reconnue, au-delà pour un ensemble certifié NF et A2P. Le critère de choix n'est pas le prix affiché mais la présence ou non des fonctions qui empêchent le système de tomber en panne sans prévenir.

Location du matériel et abonnement

Beaucoup d'offres de télésurveillance incluent le matériel dans l'abonnement plutôt que de le vendre. Cette formule évite un investissement initial et couvre le remplacement en cas de panne, mais le matériel reste la propriété du prestataire et se restitue à la résiliation, ce qui oblige à repartir de zéro en changeant d'opérateur. L'achat, à l'inverse, demande 500 à 1 500 euros au départ mais laisse libre de souscrire n'importe quel abonnement ou de s'en passer. Le calcul se fait sur 5 ans, un abonnement à 35 euros matériel compris revenant à 2 100 euros, contre 1 000 euros de matériel acheté plus 900 euros d'abonnement à 15 euros.

Installateurs d'alarmes en Champagne

SARL M.A.P Sécurité, à Reims, vend et pose du matériel de sécurité, et prend en charge la maintenance et l'entretien des équipements de détection d'intrusion et de protection des biens et des personnes.

Sector Alarm, à Reims, installe des dispositifs d'alarme et de télésurveillance pour les logements comme pour les entreprises, avec détection de mouvement, détection de fumée et surveillance permanente des sites équipés.

Verisure, à Châlons-en-Champagne, met en place des systèmes associant alarme et télésurveillance chez les particuliers et dans les entreprises, autour de la détection d'intrusion et de l'intervention à distance.

BSEA, à Troyes, assure la pose et la mise en service de systèmes d'alarme et de vidéosurveillance pour les habitations et les locaux professionnels.

ABC Sécurité, également à Troyes, pose des dispositifs de télésurveillance, d'alarme, de contrôle d'accès et de vidéoprotection, et traite aussi les équipements de sécurité incendie et les détecteurs de fumée.

Zones couvertes

Châlons-en-Champagne, Épernay, Charleville-Mézières, Sedan, Troyes, Saint-Quentin, Soissons, Laon, Saint-Dizier, Chaumont