Équiper son logement d'une alarme sans fil dans les Côtes-d'Armor

Une alarme sans fil relie par radio une centrale, des détecteurs et une sirène, sans câblage ni travaux. La centrale alerte ensuite par appel, par message ou par un centre de télésurveillance, selon la formule choisie. Le placement des détecteurs compte davantage que leur nombre, les accès de plain-pied restant les points à protéger en priorité.

alarme sans fil

Mise en service totale ou partielle

Armer un système ne veut pas dire tout activer. La mise en service totale engage l'ensemble des détecteurs et correspond au logement vide, la mise en service partielle n'active qu'une partie des zones, en général les accès et le rez-de-chaussée, ce qui permet de dormir à l'étage ou de circuler dans une pièce sans déclencher. Certains systèmes proposent un troisième mode, dit périmétrique, qui ne surveille que les ouvertures et laisse les volumes libres, solution commode lorsque des animaux restent dans la maison. Le choix du mode se fait au clavier, à la télécommande ou depuis l'application, et une programmation horaire automatise l'opération pour les habitudes régulières.

Fausses alarmes et leurs causes

Presque toutes les fausses alarmes ont une cause identifiable. Les plus fréquentes viennent d'un détecteur mal orienté, face à une fenêtre, à un radiateur, à un insert ou à une bouche de ventilation, d'un animal domestique dans une pièce couverte par un détecteur sans immunité, d'une pile épuisée qui provoque un comportement erratique, ou d'une erreur de manipulation d'un occupant mal informé. Les courants d'air déplaçant un rideau ou un objet suspendu complètent la liste. Corriger ces causes une à une coûte moins cher que d'abaisser la sensibilité du système, geste qui revient à le rendre inefficace.

Interférences avec les autres équipements

Une alarme radio partage l'espace avec quantité d'autres émetteurs. Sur la bande 433 MHz cohabitent les télécommandes de portail, les stations météo, les thermomètres sans fil, certaines sondes de chauffage et de nombreux objets domestiques, ce qui peut retarder une trame sans l'empêcher d'arriver grâce aux répétitions automatiques. Les équipements industriels, les moteurs et les alimentations à découpage produisent en outre un bruit électromagnétique large bande qui dégrade la réception à proximité. Éloigner la centrale d'un tableau électrique, d'une box et d'un gros électroménager suffit généralement à retrouver une liaison propre.

Autosurveillance sans abonnement

Un système peut fonctionner sans aucun contrat mensuel. Le transmetteur appelle alors directement le propriétaire et les personnes inscrites sur la liste d'appel, ou envoie une notification par l'application, et c'est à eux de décider de la suite, se déplacer, appeler un voisin ou prévenir les forces de l'ordre. Cette formule supprime l'abonnement mais reporte la charge de la réaction sur des personnes qui dorment, travaillent ou se trouvent loin, limite réelle pour une maison isolée ou une résidence occupée par intermittence. Elle convient en revanche parfaitement à un logement principal situé dans un environnement où l'alerte trouvera rapidement quelqu'un.

Déménagement et réinstallation

Un système sans fil suit son propriétaire, ce qu'une installation filaire ne permet pas. La dépose se fait en une heure, les détecteurs se décollant ou se dévissant sans dégât, et la repose dans le nouveau logement demande un nouvel appairage, un nouveau relevé de couverture et un nouveau paramétrage des zones, soit une demi-journée. Les seuls éléments à remplacer sont souvent les fixations et parfois la sirène extérieure, adaptée à une façade particulière. En cas de contrat de télésurveillance, le transfert d'adresse se déclare au prestataire, faute de quoi les consignes et l'adresse d'intervention resteraient celles de l'ancien logement.

Marquage CE et normes radio

Tout matériel vendu en Europe porte un marquage CE, qui n'est pas une certification de sécurité. Ce marquage atteste seulement que le fabricant déclare respecter les directives applicables, dont celle sur les équipements radioélectriques, laquelle impose des limites de puissance d'émission et de partage du canal sur les bandes 433 et 868 MHz. Il ne dit rien de la résistance à l'effraction ou au brouillage, qui relève de la norme EN 50131 et de la certification NF et A2P. Un produit marqué CE mais non certifié reste donc parfaitement légal, sans offrir les garanties qu'un assureur pourrait exiger.

Conservation des images

Les images produites par un détecteur à caméra ou par une caméra associée ne se gardent pas indéfiniment. La durée admise est d'un mois au maximum, délai au terme duquel les enregistrements doivent être effacés, sauf procédure judiciaire en cours. Ces images ne se diffusent pas librement, leur publication sur les réseaux sociaux exposant à des poursuites même lorsqu'elles montrent une infraction, et leur remise se fait aux forces de l'ordre dans le cadre d'une plainte. Toute personne filmée peut par ailleurs demander à accéder aux séquences qui la concernent, droit à respecter dans le délai de conservation.

Fourchettes de prix du matériel

Les prix se lisent par élément avant d'être additionnés. Une centrale seule revient à 150 à 500 euros selon ses capacités, un détecteur d'ouverture à 30 à 60 euros, un détecteur de mouvement à 40 à 150 euros selon la technologie, une sirène intérieure à 40 à 100 euros, une sirène extérieure avec flash à 80 à 200 euros, un transmetteur GSM à 80 à 250 euros et un répéteur à 80 à 200 euros. Un ensemble basique se situe ainsi entre 150 et 400 euros, une installation complète pose comprise entre 800 et 2 000 euros. La certification NF et A2P ajoute 20 à 40 % à chaque ligne.

Coût total sur 5 ans

Comparer deux solutions suppose de raisonner sur la durée. Un système acheté 1 000 euros et exploité en autosurveillance coûte, sur 5 ans, ce prix augmenté d'une carte SIM à 5 euros par mois et d'un entretien annuel, soit environ 1 800 euros. La même protection en télésurveillance avec matériel loué à 35 euros par mois représente 2 100 euros sans aucun bien à la sortie. L'écart reste modéré, ce qui déplace la décision vers ce que chaque formule apporte réellement, un relais humain disponible en permanence d'un côté, la liberté et la propriété du matériel de l'autre.

Installateurs d'alarmes des Côtes-d'Armor

Adrien Alarme, présente à Saint-Brieuc et à Perros-Guirec, réalise des installations d'alarmes et de dispositifs de sécurité, avec des prestations de vidéosurveillance et de télésurveillance pour les professionnels, les collectivités et les particuliers.

SURVELEC, à Lannion, prend en charge l'étude, la mise en place et l'entretien de systèmes de sécurité : alarmes, vidéosurveillance, protection contre le vol et l'incendie, télémaintenance et contrats de maintenance.

CHRONO PASS, à Lézardrieux, travaille sur les systèmes de sécurité, le contrôle d'accès et le matériel de vidéosurveillance, dont elle assure la pose et l'exploitation.

ALPHA PROTECTION SECURITE, à Caouënnec-Lanvézéac, exerce dans la sécurité privée : gardiennage, interventions sur alarme, sécurité incendie et prestations d'agent cynophile.

Zones couvertes

Saint-Brieuc, Lamballe, Lannion, Dinan, Plérin, Ploufragan, Loudéac