Une alarme sans fil communique par radio entre la centrale, les détecteurs et la sirène, sans percement ni saignée. Elle se pose en une demi-journée et se démonte aussi facilement, ce qui convient à la rénovation comme à la location. Dans un logement occupé par intermittence, elle sert autant à signaler une intrusion qu'à prévenir d'un dégât des eaux ou d'un début d'incendie.

Les temporisations laissent le temps d'entrer et de sortir sans déclencher. La temporisation de sortie, 30 à 60 secondes, court à partir de la mise en service et permet de gagner la porte puis de la refermer, la temporisation d'entrée démarre à l'ouverture de la porte principale et laisse atteindre le clavier pour saisir le code. Leur réglage demande un équilibre, trop courtes elles provoquent des déclenchements à chaque retour, trop longues elles offrent à un intrus le temps de traverser la maison. Seule la porte d'entrée est temporisée, les autres accès déclenchant immédiatement, sans quoi le délai s'appliquerait aussi à une effraction par l'arrière.
Une centrale d'alarme accepte souvent d'autres capteurs que ceux d'intrusion. Le détecteur de fumée relié au système ne se contente pas de sonner sur place, il remonte l'alerte vers le téléphone ou vers le centre de télésurveillance, ce qu'un détecteur autonome ne fait pas. Le détecteur de fuite d'eau, posé au sol près d'un chauffe-eau, d'un lave-linge ou sous un évier, signale une inondation naissante, et le détecteur de température prévient d'une chute sous le seuil de gel. Dans une résidence occupée quelques semaines par an, comme il s'en trouve beaucoup en vallée alpine, ces trois capteurs évitent des sinistres bien plus fréquents que le cambriolage.
Un système sérieux signale ses propres défaillances. L'alarme technique, distincte de l'alarme d'intrusion, remonte une pile faible, une perte de liaison avec un périphérique, une coupure secteur prolongée, une batterie de centrale en fin de vie ou un brouillage détecté, et elle s'affiche sur le clavier comme sur l'application. Elle ne déclenche pas la sirène mais interdit souvent la mise en service tant que le défaut persiste, ce qui oblige à le traiter. Cette remontée prend toute sa valeur sur un logement surveillé à distance, où personne ne constaterait autrement qu'un détecteur est muet depuis 6 mois.
La notification informe le propriétaire en quelques secondes. Chaque événement, mise en service, désarmement, détection, alarme technique, produit un message sur le téléphone des personnes autorisées, avec l'indication de la zone concernée et l'heure exacte, et l'application permet ensuite de consulter l'historique ou les images d'un détecteur à caméra. Ce canal suppose que la centrale reste connectée et que le téléphone ait du réseau, deux conditions qui ne sont pas toujours réunies en vallée. La notification complète donc la remontée d'alerte mais ne la remplace pas, un appel vocal restant plus sûr pour une alarme réelle.
Les pannes d'un système d'alarme se répartissent en quelques familles bien identifiées. La pile épuisée arrive en tête, suivie de la perte de liaison due à un meuble déplacé ou à une porte métallique désormais fermée, du défaut de transmission après un changement de box ou d'opérateur, et de la panne de la batterie de centrale après 3 à 5 ans. Le clavier affiche le code du défaut, ce qui permet souvent une résolution sans déplacement, le remplacement d'une pile restant à la portée de l'occupant. Un contrat de maintenance couvre les cas restants, avec un délai d'intervention contractuel à vérifier pour une maison éloignée.
La maintenance se souscrit séparément de la télésurveillance. Le contrat comprend généralement une visite annuelle, le test complet de l'installation, le remplacement des piles et de la batterie de centrale, la mise à jour du paramétrage et un dépannage sous un délai convenu, pour 100 à 300 euros par an selon la taille de l'installation. Il se justifie sur un système comptant de nombreux périphériques, sur un logement éloigné ou dès que l'assureur exige une vérification périodique. Sur une petite installation occupée à l'année, un contrôle effectué soi-même chaque printemps, piles comprises, remplit la même fonction pour le prix des piles.
Une sirène extérieure émet entre 100 et 110 décibels à un mètre, niveau qui relève des règles sur les bruits de voisinage. Les matériels du marché coupent automatiquement le son après 3 minutes, puis le flash prend le relais pour signaler le logement, dispositif qui concilie l'efficacité et la tranquillité des riverains. Un déclenchement répété sans cause réelle constitue en revanche un trouble anormal et engage la responsabilité de l'occupant, même absent. Dans un hameau de montagne où les maisons se touchent, prévenir les voisins immédiats de la présence du système et leur laisser un numéro évite bien des tensions.
Un matériel certifié NF et A2P coûte plus cher, pour des raisons précises. Les essais de résistance à l'effraction, au brouillage et à la neutralisation, la supervision obligatoire, l'autoprotection renforcée et les exigences d'autonomie se traduisent par un surcoût de 20 à 40 %, soit 700 à 1 600 euros de matériel là où un système non certifié en demanderait 500 à 1 200. Le calcul se fait au regard du contrat d'assurance, une réduction de prime de 10 % sur la garantie vol amortissant l'écart en quelques années. Sur un logement sans bien de valeur particulier, un matériel de marque non certifié mais doté des fonctions essentielles reste un choix défendable.
Les offres de télésurveillance se partagent en deux modèles. Le premier inclut le matériel dans l'abonnement, sans investissement initial, mais le système reste la propriété du prestataire et se restitue à la résiliation, ce qui oblige à tout reprendre en changeant d'opérateur. Le second suppose l'achat du matériel, 500 à 1 500 euros au départ, puis un abonnement réduit de 10 à 15 euros par mois, avec la liberté de changer de centre ou de s'en passer. Le premier convient à qui privilégie la simplicité, le second à qui compte rester longtemps dans le logement, l'écart se rattrapant en 3 à 4 ans.
Voltalarme, à Valence, pose, entretient et suit des installations de sécurité électronique. Son activité couvre l'alarme anti-intrusion, la vidéosurveillance, l'interphonie, le contrôle d'accès et la télésurveillance.
HPE Hexagone Protection Electronique, également à Valence, travaille dans la sécurité électronique. L'entreprise traite l'alarme anti-intrusion et l'alarme incendie, ainsi que la vidéosurveillance, le contrôle d'accès, la vidéo protection et les réseaux IP.
SFB-Electronique, à Grenoble, installe et entretient des alarmes sans fil, des dispositifs de vidéosurveillance et des systèmes de contrôle d'accès. La téléassistance et la télésurveillance complètent l'offre, avec des interventions en Isère et dans le Grésivaudan.
Béraud Elec, à Digne-les-Bains, réalise des installations d'alarme et de vidéosurveillance. Son catalogue comprend les dispositifs anti-intrusion, les détecteurs de fumée et de gaz, et les caméras IP associées à une surveillance à distance.
Armofeu, à Manosque, pose et entretient des alarmes filaires et sans fil. Son champ d'intervention inclut la vidéosurveillance, l'alarme avec ou sans télésurveillance, le contrôle d'accès et la détection incendie.
Isère : Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Saint-Martin d'Hères, Echirolles
Drôme : Valence, Montélimar, Romans-sur-Isère, Bourg-lès-Valence
Gap, Manosque, Digne-les-Bains