Une alarme sans fil associe une centrale, des détecteurs et une sirène qui communiquent par radio, sans câblage à poser. Les détecteurs d'ouverture surveillent les accès, les détecteurs de mouvement les volumes intérieurs, et leur emplacement compte davantage que leur nombre. Une protection extérieure peut compléter l'ensemble, à condition de la régler pour ne pas réagir au moindre mouvement de végétation.

La centrale conserve la trace de tout ce qui se passe. Le journal enregistre les mises en service et hors service avec l'identité du code ou du badge utilisé, les déclenchements avec la zone concernée, les alarmes techniques, les coupures secteur et les défauts de liaison, le tout horodaté sur plusieurs centaines d'événements. Cette mémoire sert à comprendre après coup une alarme dont personne n'a vu la cause, à identifier un détecteur qui déclenche régulièrement, ou à prouver à un assureur que le système était bien armé au moment d'un sinistre. Elle se consulte au clavier ou, plus commodément, depuis l'application.
Protéger les abords avertit avant que l'intrusion ait lieu. La barrière infrarouge, composée d'un émetteur et d'un récepteur placés face à face, signale le franchissement d'une allée, d'une cour ou d'un portail, tandis que le détecteur rideau couvre le plan d'une façade sans réagir au reste du terrain. Ces équipements demandent un réglage soigné, une haie de cyprès, un canisse ou une branche qui bouge dans le faisceau provoquant des déclenchements à répétition, particulièrement en pays de mistral. Le montage sur support rigide, dégagé de toute végétation, et le choix d'un modèle à double faisceau réduisent nettement ce risque.
Un bâtiment séparé pose toujours la question de la distance. Une remise, une écurie, un pool house ou un garage isolé situés à 20 ou 50 mètres du corps principal sortent fréquemment de la portée utile, d'autant que le signal traverse alors deux murs de pierre épais. Le relevé de couverture, réalisé portes fermées depuis l'emplacement exact du futur détecteur, tranche la question avant le perçage. Selon le résultat, un répéteur alimenté sur secteur suffit, ou bien le bâtiment reçoit sa propre centrale, solution plus coûteuse mais parfois plus sûre lorsqu'il abrite du matériel de valeur.
L'intervention consiste à envoyer un agent constater sur place. Elle suit la levée de doute, quand l'opérateur estime l'alarme fondée ou ne joint personne sur la liste d'appel, et l'agent fait le tour du bâtiment, vérifie l'état des accès et alerte les forces de l'ordre si l'effraction est avérée. Sur une résidence secondaire du Luberon ou des Alpilles, inoccupée une grande partie de l'année, ce service constitue souvent la seule réponse réelle à un déclenchement. Il se facture 100 à 200 euros par déplacement, parfois inclus dans l'abonnement à raison d'une ou 2 interventions annuelles.
Un système bien posé ne sert à rien s'il n'est pas armé. Les habitudes à prendre tiennent en quelques gestes, armer en partant même pour une heure, fermer les fenêtres avant la mise en service sous peine de refus, utiliser le mode partiel la nuit plutôt que de tout laisser hors service, et prévenir les autres occupants avant de rentrer à une heure inhabituelle. Le code se change au moindre doute et ne se communique pas aux intervenants extérieurs, à qui l'on réserve un code temporaire quand le système le permet. Ces règles, expliquées à la mise en service, évitent la quasi-totalité des fausses manœuvres.
Un assureur ne réagit pas de la même façon selon le système installé. La présence d'une alarme reste facultative pour un contrat habitation courant, mais elle devient une condition dès que le capital mobilier dépasse un certain seuil ou que le contrat couvre des objets de valeur, avec alors une exigence de matériel certifié NF et A2P et parfois de raccordement à un centre de télésurveillance. En contrepartie, beaucoup de compagnies accordent une réduction de 5 à 15 % sur la garantie vol. La déclaration du système, avec la facture et l'attestation d'installation, conditionne l'application de ces clauses.
Une caméra associée à l'alarme ne peut filmer que la propriété privée. La voie publique, les ruelles des centres anciens d'Avignon, de Nîmes ou d'Arles et les parcelles voisines doivent rester hors champ, ce qui impose un réglage précis de l'angle et parfois le masquage de zones sur l'image. Les enregistrements ne se conservent qu'un mois au plus et ne se diffusent pas librement, leur remise se faisant aux forces de l'ordre dans le cadre d'une plainte. Dans un local ouvert au public, le dispositif relève de la vidéoprotection et suppose une autorisation préfectorale ainsi qu'un affichage visible à l'entrée.
Le prix dépend du nombre de détecteurs et du recours ou non à un installateur. Un kit à poser soi-même, centrale, 2 ou 3 détecteurs et une sirène, se situe entre 150 et 400 euros, un système complet de bonne facture pour une maison entre 500 et 1 200 euros, et la même installation confiée à un professionnel entre 800 et 2 500 euros pose comprise. Les détecteurs supplémentaires coûtent 40 à 120 euros pièce, une barrière infrarouge extérieure 150 à 400 euros la paire. Une propriété comportant des dépendances demande en outre un ou 2 répéteurs, à 80 à 200 euros chacun.
Un abonnement de télésurveillance se situe le plus souvent entre 15 et 30 euros par mois pour une levée de doute audio, entre 25 et 50 euros avec vidéo-vérification, application mobile et maintenance. S'y ajoutent des frais de mise en service de 50 à 150 euros et un engagement de 12 à 36 mois selon les prestataires. Une intervention sur site se facture 100 à 200 euros par déplacement au-delà de celles comprises au forfait. En autosurveillance, seule la carte SIM du transmetteur reste à payer, de 3 à 8 euros par mois.
Aytech Security, à Nîmes, vend, installe et entretient des systèmes d'alarme et des caméras de vidéosurveillance. L'entreprise propose aussi la télésurveillance, la détection d'intrusion et le contrôle d'accès, pour les particuliers, les professionnels et les chantiers.
AVS Sécurité, également à Nîmes, intervient en vidéosurveillance, contrôle d'accès et alarme. Elle équipe des locaux professionnels, des sites sensibles et des établissements recevant du public.
SDA Elec, à Arles, réalise des installations de sécurité pour les habitations et les entreprises : interphone, vidéophone, vidéosurveillance, contrôle d'accès, alarme et entretien régulier des appareils.
Sodelec, à Graveson, assure la pose, la réparation et l'entretien de dispositifs de sécurité. Son activité couvre l'alarme intrusion, la vidéo-protection, le contrôle d'accès, les portiers audio et vidéo et les digicodes.
AVE PROTECT, à Avignon, prend en charge l'alarme contre l'intrusion, la vidéosurveillance, le contrôle d'accès et la protection incendie, auprès des particuliers comme des professionnels.
Gard : Nimes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire
Avignon, Carpentras, Cavaillon, Pertuis, Sorgues
Le secteur comprend aussi Arles, dans les Bouches-du-Rhône.