Une alarme sans fil relie une centrale, des détecteurs et une sirène par ondes radio, sans travaux ni câblage. La centrale alerte par appel, par message ou par l'intermédiaire d'un centre de télésurveillance, et surveille en permanence l'état de ses propres périphériques. L'installation se dimensionne à partir des accès à protéger, un pavillon sur trois niveaux ne demandant pas le même équipement qu'un appartement.

Une centrale n'accepte pas un nombre illimité d'éléments. Les modèles d'entrée de gamme gèrent 10 à 20 périphériques, les centrales résidentielles courantes 30 à 50, au-delà il faut passer sur du matériel professionnel, et cette limite se vérifie avant l'achat puisqu'elle décide des extensions possibles. Un pavillon avec sous-sol, combles aménagés et garage détaché atteint vite 15 à 20 éléments en comptant les détecteurs, les télécommandes, les claviers et les sirènes. Prévoir une marge de moitié par rapport au besoin initial évite d'avoir à changer de centrale pour ajouter deux capteurs 3 ans plus tard.
Une maison présente plus d'accès qu'un appartement et se protège par couches. La première couvre les ouvertures de plain-pied, porte d'entrée, porte de service, portes-fenêtres et fenêtres accessibles, par des détecteurs d'ouverture. La deuxième surveille les passages obligés à l'intérieur, entrée, couloir, palier d'escalier, par des détecteurs de mouvement, ce qui permet de détecter un intrus entré par un point non équipé. La troisième, facultative, protège les abords par une barrière infrarouge ou un détecteur extérieur, utile lorsque le jardin arrière donne sur une sente ou une coulée verte, configuration fréquente dans le pavillonnaire francilien.
La question de la fiabilité se pose légitimement sur une liaison sans câble. Quatre mécanismes y répondent, la bidirectionnalité qui fait acquitter chaque message, la supervision qui vérifie périodiquement que chaque élément est vivant, l'autoprotection qui réagit à l'ouverture ou à l'arrachement d'un boîtier, et la détection de brouillage qui signale une saturation de la bande. Un système réunissant ces quatre fonctions atteint un niveau de sûreté comparable à celui d'une installation filaire, avec l'avantage de signaler lui-même ses défaillances. Leur absence, fréquente sur les produits d'entrée de gamme, explique la mauvaise réputation dont souffre parfois le radio.
La liaison IP fait transiter l'alerte par la connexion internet du logement. Elle se raccorde en filaire sur un port de la box ou par Wi-Fi, ne coûte rien de plus qu'un abonnement déjà payé, et transmet plus vite et avec plus d'informations qu'une voie mobile, ce qui la rend intéressante dès que des images accompagnent l'alarme. Sa faiblesse tient à sa dépendance, une coupure de courant, un redémarrage de box, un changement d'opérateur ou une panne de ligne la rendent muette. Elle se double donc presque toujours d'une voie mobile, sauf sur une installation sans enjeu particulier.
Les détecteurs fonctionnent sur piles au lithium de 3,6 volts, pour une durée de 2 à 5 ans selon le trafic radio et la température. Le froid réduit la tension disponible, si bien que les défauts apparaissent d'abord sur les périphériques posés dans un garage, un sous-sol ou une véranda non chauffée, et le plus souvent en hiver. La centrale signale chaque pile faible comme alarme technique, ce qui laisse plusieurs semaines pour intervenir. Remplacer toutes les piles en une seule fois, tous les 3 ans, revient moins cher en déplacements que de les traiter une par une au fil des alertes.
Exercer la télésurveillance ou l'intervention suppose une autorisation administrative. Le Conseil national des activités privées de sécurité délivre l'autorisation d'exercer à l'entreprise et la carte professionnelle à chacun de ses agents, documents vérifiables avant la signature d'un contrat. Une société qui vend et pose du matériel sans assurer elle-même la surveillance n'y est pas soumise, mais elle doit alors indiquer avec quel centre agréé elle travaille. Cette vérification prend quelques minutes et écarte les prestataires qui sous-traitent sans le dire à un centre situé hors de France.
Une caméra mal orientée transforme une protection en litige. Le champ doit s'arrêter aux limites de la propriété, ce qui exclut le trottoir, la rue, le jardin mitoyen et la fenêtre d'en face, contrainte serrée dans le pavillonnaire dense où les maisons se touchent presque. Les logiciels des caméras récentes permettent de masquer des zones précises de l'image, solution plus sûre qu'un simple réglage d'angle qu'une intempérie peut dérégler. Prévenir les voisins de l'installation et leur montrer le champ couvert désamorce la plupart des tensions, l'atteinte à la vie privée constituant un délit bien plus souvent invoqué que le bruit de la sirène.
Un kit rassemble dans un même carton la centrale, 2 ou 3 détecteurs, une sirène et parfois une télécommande. Les modèles d'entrée de gamme se situent entre 150 et 300 euros, les kits de marques reconnues entre 300 et 600 euros, et les ensembles certifiés NF et A2P au-delà. Cette configuration convient à un appartement ou à un petit pavillon, une maison plus grande demandant des détecteurs supplémentaires facturés 40 à 120 euros pièce. La pose reste à la charge de l'acheteur, ce qui explique l'écart avec une installation professionnelle, comprise entre 800 et 2 500 euros.
Un contrat de télésurveillance s'accompagne d'une durée minimale, de 12 à 36 mois selon les prestataires, les périodes les plus longues correspondant aux offres incluant le matériel. Le tarif reste en principe fixe pendant cette durée, une revalorisation devant être prévue au contrat et annoncée à l'avance. La résiliation anticipée entraîne le paiement des échéances restantes, sauf motif légitime justifié, déménagement dans un logement déjà équipé, décès ou surendettement. Lire cette clause avant de signer, au même titre que celle portant sur la restitution du matériel, évite de se retrouver lié plusieurs années à un service dont on n'est pas satisfait.
Les installateurs du département interviennent sur des besoins variés, de la pose d'un ensemble radio simple au raccordement à un centre de télésurveillance. Leur travail commence par l'étude du site et le relevé radio, se poursuit par la fixation des périphériques et se termine par les essais de déclenchement et de transmission.
Une présence dans cette rubrique peut être demandée pour signaler un installateur. Une prise de contact permet d'y figurer.
Arrondissement d' Évry : Évry-Courcouronnes, Corbeil-Essonnes, Vigneux-sur-Seine, Viry-Châtillon, Draveil, Grigny, Yerres, Ris-Orangis, Brunoy, Montgeron, Morsang-sur-Orge
Arrondissement de Palaiseau : Massy, Savigny-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois, Palaiseau, Athis-Mons, Brétigny-sur-Orge, Les Ulis, Longjumeau, Gif-sur-Yvette, Chilly-Mazarin, Saint-Michel-sur-Orge