Une alarme sans fil communique par radio entre la centrale, les détecteurs et la sirène, ce qui évite tout câblage. Le placement des détecteurs compte davantage que leur nombre, les accès de plain-pied restant les points à protéger en priorité. Sur un logement exposé aux embruns et occupé par intermittence, le choix du matériel extérieur et la surveillance à distance du système prennent autant d'importance que la détection.

Un système complet se compose de quatre familles d'éléments. La centrale reçoit les informations, décide du déclenchement et conserve l'historique, les détecteurs surveillent les accès et les volumes, la sirène signale l'intrusion, et le transmetteur porte l'alerte vers l'extérieur. S'y ajoutent les organes de commande, clavier, télécommande ou badge, qui servent à armer et désarmer. Tous ces éléments dialoguent par radio et fonctionnent sur piles, seule la centrale étant branchée sur le secteur avec une batterie de secours, disposition qui la rend indépendante des coupures fréquentes lors des tempêtes hivernales.
La position d'un détecteur compte autant que son modèle. Un détecteur de mouvement se fixe à deux mètres 20 environ, dans un angle de pièce, orienté vers la zone de passage et jamais face à une fenêtre, à un poêle ou à un radiateur. Les détecteurs d'ouverture se posent sur la porte d'entrée, les portes-fenêtres et les fenêtres accessibles de plain-pied, en respectant l'écart de quelques millimètres entre l'aimant et le contact. Sur les menuiseries bois anciennes, qui gonflent avec l'humidité ambiante, cet écart varie au fil des saisons et justifie un modèle tolérant plutôt qu'un réglage repris chaque année.
Certains matériaux arrêtent les ondes radio bien plus que d'autres. Un mur porteur en granit de 60 centimètres, un plancher collaborant, un doublage isolant à parement aluminium posé lors d'une rénovation thermique, une huisserie métallique ou une porte de garage sectionnelle atténuent chacun nettement le signal, alors qu'une cloison de plâtre ou une porte en bois le laissent passer presque intact. Une longère développée en enfilade cumule plusieurs refends alignés, configuration où le niveau chute très vite d'une pièce à l'autre. Déplacer le point de fixation de quelques dizaines de centimètres suffit souvent à retrouver une marge correcte.
La double voie double le chemin par lequel l'alerte sort du bâtiment. La liaison IP par la box réagit vite et ne coûte rien de plus, mais disparaît avec la coupure de courant ou d'internet, tandis que le module mobile continue de fonctionner sur sa propre batterie. Dans l'arrière-pays du Léon et sur certains secteurs de la côte, où la couverture mobile reste irrégulière, le niveau mesuré à l'emplacement exact de la centrale décide laquelle des deux voies sera principale. Les épisodes de tempête, qui coupent parfois le courant plusieurs heures, justifient à eux seuls cette redondance sur un logement isolé.
Un système d'alarme demande peu d'entretien mais un contrôle régulier. La vérification annuelle consiste à tester chaque détecteur en situation, à contrôler les niveaux de liaison, à remplacer les piles proches de la fin de vie, à vérifier la batterie de la centrale et à réaliser un essai de transmission réel. En bord de mer s'ajoute un point particulier, le contrôle des joints et de la visserie de la sirène extérieure, les embruns salins attaquant les fixations et provoquant des entrées d'eau qui finissent par corroder les contacts. Cette visite se facture 80 à 200 euros hors contrat.
La certification NF et A2P, délivrée par le CNPP, atteste qu'un matériel a subi des essais de résistance à l'effraction, au brouillage et aux tentatives de neutralisation. Elle se lit en boucliers, de un à 3, le bouclier unique correspondant au résidentiel courant et les niveaux supérieurs aux risques plus élevés. Beaucoup d'assureurs conditionnent une réduction de prime ou l'acceptation d'un capital mobilier élevé à la présence d'un système certifié, exigence fréquente pour un logement laissé vide plusieurs mois. La certification porte sur le matériel, la qualification de l'installateur relevant d'un référentiel distinct.
Surveiller les abords reste permis, mais dans des limites strictes. Une barrière infrarouge, un détecteur extérieur ou une caméra ne peuvent couvrir que le terrain du propriétaire, à l'exclusion de la voie publique, du chemin côtier et des parcelles voisines, ce qui impose de régler l'angle et de masquer les zones concernées. Un sentier littoral longeant la propriété relève du domaine public et ne se filme pas. Le non-respect de cette règle expose à une plainte pour atteinte à la vie privée, procédure plus fréquente que les litiges portant sur le bruit de la sirène.
Une installation complète additionne le matériel et la main-d'œuvre. Comptez 300 à 700 euros pour la centrale et son transmetteur, 40 à 120 euros par détecteur, 80 à 200 euros pour une sirène extérieure avec flash, et 150 à 600 euros de pose selon la difficulté du chantier. Le total se situe entre 800 et 2 000 euros pour une maison courante équipée par un professionnel, davantage sur une longère ou une propriété comportant des dépendances qui demandent un ou 2 répéteurs. Un matériel certifié se paie 20 à 40 % de plus.
La télésurveillance se facture au mois, avec un engagement de durée. Une formule limitée à la levée de doute audio revient à 15 à 30 euros par mois, une offre complète avec vidéo-vérification, application mobile et maintenance à 25 à 50 euros. S'y ajoutent des frais de mise en service de 50 à 150 euros et, selon les contrats, la location du matériel plutôt que son achat, ce qui change complètement la comparaison. Pour une résidence secondaire éloignée, où personne ne peut se déplacer rapidement, l'abonnement avec intervention comprise se justifie davantage que sur un logement principal.
Voltstage, à Brest, met en place et met en service des dispositifs d'alarme intrusion, de vidéosurveillance et de contrôle d'accès. L'entreprise assure aussi l'entretien d'équipements de sécurité et de domotique.
GPS Brest, également à Brest, vend et entretient des systèmes d'alarme intrusion, des alarmes incendie et des installations de vidéosurveillance. Ses prestations s'adressent aux artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, pêcheurs, industries et collectivités.
B.E.S, à Brest, installe des alarmes, des interphones et des dispositifs de vidéosurveillance. Son activité couvre également la motorisation de portails et des prestations de domotique.
Action Sécurité Brest, à Brest, pose des systèmes d'alarme en gestion autonome ou raccordés à la télésurveillance, ainsi que des équipements de vidéosurveillance et des solutions de sécurité complémentaires.
Iroise Protection, au Folgoët, vend et installe des systèmes d'alarme et de surveillance, avec une activité liée à la protection incendie et aux équipements contre le vol.
Un installateur du secteur peut demander à figurer dans cette liste par une simple prise de contact.
Brest, Landerneau, Morlaix, Guipavas, Plouzané, Plougastel-Daoulas