Alarme sans fil : installation et raccordement dans le Finistère Sud

Une alarme sans fil réunit une centrale, des détecteurs et une sirène qui dialoguent par radio, sans travaux. Les détecteurs d'ouverture surveillent les accès, les détecteurs de mouvement les volumes intérieurs, et la centrale contrôle en permanence l'état de chacun. Reste à choisir entre une surveillance assurée par le propriétaire lui-même et un raccordement à un centre de télésurveillance.

alarme sans fil

Sirène intérieure et sirène extérieure

Les deux sirènes n'ont pas le même rôle. La sirène intérieure, posée hors d'atteinte et de préférence près de l'entrée, cherche à faire fuir l'intrus par un niveau sonore difficile à supporter dans un volume fermé. La sirène extérieure, fixée en hauteur avec un flash et une autoprotection à l'arrachement, alerte le voisinage et signale le logement concerné, ce que l'intérieure ne peut pas faire. Les niveaux courants vont de 100 à 110 décibels à un mètre, et en bord de mer l'indice de protection du boîtier comme la visserie en inox conditionnent la tenue du matériel face aux embruns.

Points d'entrée à couvrir en priorité

Les statistiques de cambriolage désignent toujours les mêmes accès. La porte d'entrée et la porte-fenêtre arrière concentrent la majorité des intrusions, suivies des fenêtres de rez-de-chaussée et de la porte de garage communiquant avec la maison, les fenêtres d'étage restant rarement concernées. La protection commence donc par un détecteur d'ouverture sur chacun de ces accès, complété par un détecteur de mouvement dans la pièce de passage obligé. Sur une longère développée en enfilade, où les pièces se commandent l'une l'autre, un seul détecteur volumétrique bien placé couvre souvent tout le cheminement possible.

Portée de la liaison radio

La portée annoncée par les fabricants correspond à un espace dégagé et ne se retrouve jamais dans un bâtiment. Les valeurs de 100 à 200 mètres en champ libre tombent à 15 ou 30 mètres à travers des cloisons, moins encore si le signal traverse un mur de granite de 60 centimètres, un plancher collaborant ou un doublage isolant à parement aluminium. La méthode consiste à mesurer le niveau à l'emplacement définitif de chaque détecteur, avant perçage, en tenant compte de la position réelle de la centrale. Une dépendance à 30 mètres, un penty avec appentis ou un hangar agricole imposent ensuite un répéteur plutôt qu'un déplacement de la centrale.

Télésurveillance

La télésurveillance confie le traitement des alarmes à un centre qui fonctionne en permanence. À la réception d'un déclenchement, un opérateur procède à la levée de doute, prévient les personnes de la liste d'appel et engage si nécessaire une intervention sur site ou une demande aux forces de l'ordre. Le service suppose un abonnement mensuel, un engagement de durée et un transmetteur compatible, et il ne dispense pas d'un matériel correct, le centre ne voyant que ce que le système lui remonte. Sur une maison occupée d'avril à octobre seulement, ce relais humain constitue souvent la seule réponse possible à une alarme de novembre.

Batterie de secours de la centrale

La centrale reste alimentée par le secteur et garde une batterie pour les coupures. Cette batterie prend le relais automatiquement et assure de quelques heures à une journée de fonctionnement complet, sirène comprise, ce qui couvre la grande majorité des interruptions, y compris celles des épisodes de tempête hivernale. Sa capacité diminue avec le temps et impose un remplacement tous les 3 à 5 ans, opération simple mais souvent oubliée, la centrale signalant d'elle-même une batterie hors service. Un intrus qui coupe le compteur ne neutralise donc pas le système, à condition que cet élément soit en état.

Grade 2 et grade 3

Le choix entre les deux grades les plus courants se fait sur le risque à couvrir. Le grade 2 correspond au résidentiel ordinaire et suppose un intrus disposant de connaissances limitées et d'outils courants, niveau suffisant pour une maison sans bien exceptionnel. Le grade 3 vise un intrus averti, capable d'utiliser un brouilleur, et impose une supervision plus fréquente, une détection du brouillage obligatoire et des autonomies supérieures. Passer au grade 3 double environ le coût du matériel, dépense qui ne se justifie que sur des biens de valeur ou un local professionnel.

Alarme en copropriété

Un occupant reste libre d'équiper son logement, mais pas les parties communes. Poser une sirène en façade, une caméra dans un couloir ou un détecteur dans un local collectif touche à la copropriété et suppose une décision d'assemblée générale, à préparer plusieurs mois à l'avance avec un chiffrage et une description du dispositif. À l'intérieur du logement, aucune autorisation n'est requise, le règlement pouvant seulement encadrer le percement des murs porteurs. Cette contrainte concerne beaucoup de résidences du littoral cornouaillais, où la façade sur mer relève des parties communes.

Prix de la pose

La main-d'œuvre se facture séparément du matériel. Comptez 150 à 600 euros pour la pose d'un système résidentiel courant, selon le nombre de périphériques, la difficulté d'accès et l'ampleur du relevé de couverture, avec une demi-journée à une journée d'intervention. Cette prestation comprend la fixation, l'appairage, le paramétrage des zones et des temporisations, les essais de transmission et la formation à l'usage. Une longère avec dépendances demande davantage de temps, et un répéteur ajouté en cours de chantier se facture en supplément.

Frais de mise en service

Un contrat de télésurveillance s'accompagne presque toujours de frais initiaux. Ces frais, de 50 à 150 euros, couvrent le raccordement du système au centre, la déclaration des consignes, la saisie de la liste d'appel et les essais de transmission, opérations réalisées à distance ou lors d'une visite. Certains prestataires les offrent en échange d'un engagement plus long, ce qui revient à les étaler sur l'abonnement. Ils se distinguent des frais de pose du matériel, facturés séparément quand l'installation est confiée à la même entreprise.

Installateurs d'alarmes du Sud-Finistère

ALARME VIDEO SECURITE BRETAGNE, à Saint-Thurien, installe et remet en état des systèmes d'alarme. L'entreprise traite également le contrôle d'accès, la vidéo protection, l'interphonie et l'électricité générale.

DELTA TELESURVEILLANCE TSC, à Concarneau, exerce une activité de télésurveillance et assure le suivi à distance ainsi que l'exploitation d'équipements de protection des biens.

GROUPE AGP SECURITE, à Quimper, intervient en télésurveillance et sur les interventions déclenchées par alarme, avec la levée de doute, le gardiennage et la sécurité incendie.

BRETAGNE SECURITE SERVICES, à Fouesnant, conduit des missions de surveillance humaine et de surveillance par systèmes électroniques de sécurité, ainsi que du gardiennage et des actions de formation liées à la sécurité.

Zones couvertes

Quimper, Concarneau, Douarnenez, Quimperlé, Pont-l'Abbé