Équiper son logement d'une alarme sans fil en Franche-Comté

Une alarme sans fil se compose d'une centrale, de détecteurs et d'une sirène qui communiquent par radio. Elle se pose sans percement ni saignée, en quelques heures, ce qui convient à la rénovation comme à la location. La centrale alerte ensuite par appel, par message ou par un centre de télésurveillance, et l'autonomie des piles devient le point à surveiller sous un climat rigoureux.

alarme sans fil

Centrale d'alarme

La centrale constitue le cerveau du système et se choisit en premier. Elle reçoit les informations des détecteurs, décide du déclenchement, commande les sirènes et conserve l'historique horodaté des événements, ce qui permet de savoir après coup quel capteur a réagi et à quelle heure. Elle gère les zones, les temporisations d'entrée et de sortie et les mises en service partielles, utiles pour armer le rez-de-chaussée la nuit. Son emplacement se choisit au centre du logement, à l'abri des regards mais accessible pour le remplacement de la batterie, et jamais dans l'entrée où un intrus la trouverait aussitôt.

Immunité aux animaux domestiques

Un chien ou un chat qui circule dans un logement armé déclenche un détecteur ordinaire. Les modèles à immunité animale ignorent les masses inférieures à 20 ou 25 kilos, grâce à un découpage de la lentille qui laisse une bande aveugle au ras du sol et à un traitement du signal distinguant une silhouette basse d'une silhouette humaine. Cette immunité a ses limites, un gros chien, un chat qui grimpe sur un meuble ou un animal passant très près du capteur restent susceptibles de déclencher. Dans une ferme où un chien circule la nuit, orienter le détecteur vers une zone qu'il ne fréquente pas donne un résultat plus sûr que l'immunité seule.

Fréquences 433 et 868 MHz

Deux bandes radio se partagent le marché européen des alarmes. Le 433,92 MHz équipe les matériels les plus anciens et les plus économiques, mais cette bande sert aussi aux télécommandes de portail, aux stations météo et à quantité d'objets domestiques, ce qui multiplie les risques d'interférence. Le 868 MHz, moins encombré, impose à chaque appareil un temps d'émission limité par la réglementation, ce qui réduit les collisions quand plusieurs équipements radio cohabitent dans la maison. À puissance égale, le 868 traverse un peu moins bien les murs épais, différence que compense largement sa tranquillité.

Liaison IP par la box

La liaison IP fait transiter l'alerte par la connexion internet du logement. Elle se raccorde en filaire sur un port de la box ou par Wi-Fi, ne coûte rien de plus et transmet plus vite qu'une voie mobile, avantage réel quand des images accompagnent l'alarme. Dans les combes du Haut-Doubs et du Haut-Jura, où le niveau mobile reste insuffisant derrière un relief, elle devient souvent la voie principale et le GSM le secours, à l'inverse de ce qui se pratique en plaine. Sa faiblesse tient à sa dépendance au courant et à la box, ce qui justifie de la doubler.

Piles et autonomie

Les détecteurs fonctionnent sur piles au lithium de 3,6 volts, pour une durée de 2 à 5 ans selon le trafic radio et la température. Le froid réduit la tension disponible, si bien que les défauts remontent en janvier sur les détecteurs installés dans un garage, une grange ou une entrée non chauffée, alors que les mêmes piles tiennent sans faiblir dans les pièces de vie. La centrale signale chaque pile faible comme alarme technique, ce qui laisse plusieurs semaines pour intervenir. Remplacer l'ensemble des piles en une fois, avant l'hiver, revient moins cher que de traiter chaque alerte séparément.

Norme EN 50131 et grades

La norme européenne EN 50131 classe les systèmes d'alarme en quatre grades. Le grade 1 couvre un risque faible, le grade 2 correspond au résidentiel courant et constitue le choix le plus répandu, le grade 3 vise les biens de valeur et les locaux professionnels, catégorie fréquente dans le tissu industriel de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard, le grade 4 les sites sensibles. Le grade détermine des exigences de supervision, de détection du brouillage, d'autoprotection et d'autonomie. Cette classification sert de repère objectif pour comparer deux systèmes dont les descriptions commerciales se ressemblent.

Durée de fonctionnement de la sirène

La sirène ne sonne pas indéfiniment, et la loi ne le permettrait pas. Les matériels du marché coupent automatiquement le son après 3 minutes, durée jugée suffisante pour faire fuir l'intrus et alerter les environs, puis le flash continue de signaler le logement. Ce cycle peut se répéter un nombre limité de fois si la détection persiste, sans que le bruit devienne continu. Sur une maison isolée en moyenne montagne, où personne n'entendra la sirène, cette limite rappelle que le déclenchement sonore ne remplace pas une remontée d'alerte vers un téléphone ou vers un centre.

Coût des détecteurs supplémentaires

Un kit couvre rarement l'ensemble d'un logement, et les ajouts se paient à l'unité. Un détecteur d'ouverture revient à 30 à 60 euros, un détecteur de mouvement simple à 40 à 90 euros, une version double technologie ou à immunité animale à 70 à 150 euros, un détecteur à caméra intégrée à 150 à 300 euros. Un répéteur, nécessaire pour rattraper une grange ou un atelier séparé, coûte 80 à 200 euros, une sirène extérieure supplémentaire autant. Ces montants expliquent l'écart entre le prix affiché d'un kit et le budget réel d'un corps de ferme, souvent le double.

Comparaison des offres de télésurveillance

Deux abonnements affichés au même prix ne recouvrent pas les mêmes prestations. Les points à vérifier tiennent au mode de levée de doute, audio seul ou vidéo, au nombre d'interventions comprises dans le forfait, à la propriété du matériel, acheté ou loué, à la durée d'engagement et aux conditions de résiliation, enfin à la certification du centre et à son autorisation d'exercer. Une offre à 20 euros qui facture chaque intervention et impose 36 mois revient plus cher qu'une formule à 30 euros tout compris. Le calcul se fait sur 5 ans, matériel inclus, et non sur le tarif mensuel affiché.

Installateurs d'alarmes de Franche-Comté

General Sécurité, à Besançon, intervient en Franche-Comté sur la sécurité incendie, l'anti-intrusion, la vidéoprotection et la domotique. L'entreprise réalise des installations conformes aux normes et assure des contrats de maintenance.

MPS, à Montbéliard, est une entreprise familiale qui pose et répare des alarmes incendie et anti-intrusion. Elle installe et entretient également la vidéosurveillance et le contrôle d'accès, et prend en charge des missions de surveillance et de gardiennage.

Sector Alarm est présent à Besançon, Belfort et Montbéliard avec des systèmes d'alarme reliés à un centre de télésurveillance. L'offre porte sur la protection contre l'intrusion et les risques d'incendie, avec une surveillance annoncée 24/7.

Suréa, à Besançon, travaille en télésurveillance, en pose de systèmes d'alarme, en vidéo-surveillance et en interventions déclenchées par alarme. Son organisation repose sur des installateurs et sur des partenaires chargés des interventions, pour les particuliers comme pour les professionnels.

Sat'Alarm 25, à Montbéliard, installe des systèmes d'alarme et intervient sur des équipements de vidéo-surveillance. L'entreprise propose des dispositifs connectés ou non à un centre de télésurveillance et agit en Franche-Comté.

Zones couvertes

Franche-Comté : Besançon, Montbéliard, Pontarlier, Belfort, Vesoul, Dole, Lons-le-Saunier