Une alarme sans fil se compose d'une centrale, de détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et d'une sirène, reliés par ondes radio. La pose ne demande aucun percement de cloison ni reprise de finitions, ce qui la rend possible en appartement, dans un immeuble ancien comme dans un logement loué. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

Les protocoles radio des fabricants d'alarme sont propriétaires, ce qui interdit de faire dialoguer un détecteur d'une marque avec la centrale d'une autre. Cette fermeture engage donc pour la durée de vie de l'installation, tout ajout ultérieur passant par le même fournisseur et son catalogue. Les rares passerelles domotiques qui prétendent réunir plusieurs marques traitent la remontée d'information, jamais la partie sécurité elle-même. Le choix initial se fait en conséquence, sur la profondeur de la gamme, la disponibilité des accessoires à l'unité et l'ancienneté du fabricant plutôt que sur le seul prix du kit de départ.
Un appartement se protège d'abord par sa porte palière, voie d'effraction dans la très grande majorité des cas. Le contact magnétique posé sur cette porte se complète d'un détecteur de mouvement dans le couloir de distribution, point de passage obligé vers toutes les pièces. Les fenêtres accessibles depuis une cour, un balcon filant ou une toiture voisine reçoivent à leur tour un contact ou un détecteur rideau, ce dernier surveillant l'ouvrant sans réagir aux mouvements intérieurs. 3 ou 4 périphériques suffisent ainsi à couvrir correctement un logement d'étage, la cave et le box relevant d'une logique distincte.
La centrale se place au centre radio de l'installation, point qui ne coïncide presque jamais avec le centre géométrique du logement. Dans un appartement traversant ou un duplex, le relevé désigne souvent une pièce intermédiaire plutôt que l'entrée, où la tentation de la poser est pourtant forte. Elle reste hors de vue depuis la porte palière et hors d'atteinte immédiate, un intrus cherchant à la neutraliser pendant la temporisation d'entrée. Une prise de courant non commandée par un interrupteur, la proximité de la box en cas de liaison internet et un niveau mobile correct pour le transmetteur complètent les contraintes.
La notification sur smartphone prévient les occupants dans la seconde qui suit un déclenchement, indépendamment de tout contrat de surveillance. L'application indique la zone concernée, l'heure et, sur les matériels équipés, les premières images transmises par un détecteur à caméra. Elle remonte aussi les défauts techniques, pile faible, coupure secteur ou perte de la liaison internet, informations qu'aucune sirène ne signale. Cette voie se double utilement d'un appel vocal sur les logements occupés par des personnes qui ne consultent pas leur téléphone en permanence.
Un locataire installe une alarme sans fil sans autorisation préalable, la pose n'entraînant aucune modification du logement. Les boîtiers se fixent par deux vis ou par adhésif et se déposent en une heure, les rares traces se rattrapant sans reprise de peinture. Le système reste la propriété du locataire et le suit lors d'un déménagement, un nouvel apprentissage suffisant à le remettre en service ailleurs. La pose d'une sirène en façade, d'une caméra sur le palier ou d'un élément touchant aux parties communes constitue la seule limite, celle-ci relevant du bailleur et de la copropriété.
Les contrats d'habitation traitent l'alarme de deux manières, comme une réduction de prime consentie sur la garantie vol, de 5 à 15 %, ou comme une condition de la garantie elle-même. Le second cas concerne les logements abritant des objets de valeur, avec un capital mobilier élevé ou une collection déclarée, et s'accompagne d'exigences précises. Ces exigences portent sur la certification NF et A2P du matériel, sur le niveau de boucliers, parfois sur le raccordement à un centre de télésurveillance. L'attestation d'installation remise par l'entreprise et la preuve d'un entretien régulier complètent le dossier, le contrat se relisant avant l'achat plutôt qu'après le sinistre.
Le règlement de copropriété peut restreindre ce qu'un copropriétaire installe, notamment tout dispositif apparent en façade ou sur cour. La sirène extérieure sous flash et la caméra orientée vers le hall, la cour ou le palier relèvent d'une décision d'assemblée générale, le percement d'une partie commune s'y ajoutant. À l'intérieur du lot, en revanche, le copropriétaire reste libre de son équipement, sirène intérieure comprise. Un système entièrement privatif évite donc ce passage, solution retenue dans la plupart des immeubles où l'ordre du jour d'une assemblée générale se prépare plusieurs mois à l'avance.
Un appartement demande moins de matériel qu'une maison, ce qui ramène le budget dans une fourchette de 300 à 700 euros pour un ensemble de marque reconnue. Cet ensemble réunit une centrale, deux détecteurs d'ouverture, un détecteur de mouvement et une sirène intérieure, configuration courante d'un logement d'étage. La pose par un professionnel ajoute 150 à 400 euros, la durée du chantier dépassant rarement une demi-journée. La sirène extérieure et la caméra, souvent écartées en immeuble faute d'accord de copropriété, allègent d'autant la dépense.
Les offres se comparent moins sur la mensualité affichée que sur ce qu'elle recouvre réellement. Les points à confronter tiennent au moyen de levée de doute, audio ou vidéo, au nombre d'interventions comprises avant facturation, à la durée d'engagement et au sort du matériel à la fin du contrat. Les frais de mise en service, la carte SIM et l'entretien annuel s'ajoutent souvent hors abonnement et pèsent lourd sur le coût réel. Un calcul sur 5 ans, frais compris, donne une base de comparaison bien plus parlante que le tarif mensuel mis en avant.
A.C.E.T. Protection, implantée à Paris, conçoit des dispositifs de sécurité pour les particuliers et les professionnels, avec la pose d'alarmes anti-intrusion, de vidéosurveillance et de systèmes de détection incendie.
Protel Surveillance exerce à Paris depuis plus de 30 ans dans l'installation d'alarmes et la télésurveillance, avec une activité orientée vers la protection des entreprises et des hôtels en Île-de-France.
Sector Alarm, basée à Paris, met en place des systèmes d'alarme et de télésurveillance destinés à la protection des habitations et au traitement rapide des intrusions et des situations d'urgence.
Les interventions portent sur Paris et ses arrondissements, ainsi que sur l'Île-de-France pour les prestations d'alarme et de télésurveillance destinées aux logements comme aux locaux professionnels.