Une alarme sans fil réunit une centrale, des détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et une sirène, l'ensemble dialoguant par ondes radio. La pose ne demande ni saignée ni reprise de finitions, ce qui convient au bâti ancien en brique comme à un pavillon récent, logement occupé compris. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

Le transmetteur est l'organe qui sort l'alerte du logement, intégré au boîtier de la centrale sur les matériels grand public ou installé séparément sur les systèmes plus étoffés. La version intégrée simplifie la pose mais lie l'emplacement de la centrale à la qualité de réception mobile, contrainte parfois gênante dans une cave ou derrière un mur de brique épais. La version déportée permet de placer l'antenne là où le niveau est correct, tout en gardant la centrale au centre radio de l'installation. Dans les deux cas, l'autoprotection du boîtier s'impose, un transmetteur arraché privant le système de toute liaison avec l'extérieur.
Le garage et les dépendances abritent souvent l'outillage et les deux-roues, cibles fréquentes, et constituent parfois un passage vers le logement. Une porte sectionnelle ou basculante se protège par un contact adapté à son mouvement, le contact magnétique classique convenant mal à un ouvrant qui se relève. Un détecteur de mouvement complète le dispositif à l'intérieur du volume, avec un modèle tolérant les écarts de température d'un local non chauffé. L'éloignement du bâtiment impose un relevé radio, une grange ou un atelier en fond de cour sortant presque toujours de la portée directe de la centrale.
Les portées imprimées sur les emballages correspondent à un champ libre sans obstacle et ne décrivent aucune installation réelle. Un mur de brique pleine de 35 centimètres, un plancher collaborant à bac acier ou un doublage isolant à parement aluminium réduisent chacun le niveau de plusieurs décibels. Les huisseries métalliques, les portes de garage sectionnelles et les coffres de volets roulants ajoutent leur part, souvent au point exact où le détecteur devait être posé. La portée utile se mesure donc sur place, périphérique en main, à l'endroit précis de la fixation et avant tout perçage.
Le réseau téléphonique commuté, support historique des transmetteurs d'alarme, a été fermé par étapes et ne porte plus aucune alerte. Les installations des années 2000 restées en l'état continuent de faire sonner leur sirène, mais n'appellent plus personne, sans que rien ne le signale sur le boîtier. La vérification tient en un essai de transmission, seul moyen de s'assurer que l'alerte atteint son destinataire réel. Le remplacement passe par un transmetteur GSM ou 4G à carte SIM, par une liaison internet via la box, ou par les deux armées simultanément.
La mise en service commence par l'apprentissage, opération qui fait reconnaître chaque périphérique par la centrale et lui attribue un numéro et une zone. Viennent ensuite les réglages, temporisations d'entrée et de sortie, codes d'accès, niveaux de droits et scénarios de mise en service partielle. Un essai complet termine le travail, chaque détecteur sollicité l'un après l'autre, sirène active, puis transmission vérifiée jusqu'au destinataire réel de l'alerte. Les occupants reçoivent à ce moment les consignes d'usage, sans lesquelles les premières semaines produisent des déclenchements inutiles.
Un matériel certifié NF et A2P a été soumis au CNPP, qui éprouve sa résistance aux tentatives de neutralisation et la fiabilité de sa liaison radio. La certification se lit en boucliers, de un à 3, le deuxième niveau couvrant l'essentiel des besoins d'une habitation et le troisième les biens de valeur. Cette mention pèse dans la négociation avec l'assureur, qui connaît rarement les marques mais reconnaît la certification. L'écart de prix atteint 20 à 40 %, montant à rapporter à la réduction de prime obtenue et aux exigences inscrites au contrat.
La sirène extérieure relève des bruits de voisinage, ce qui impose la coupure automatique du signal sonore après quelques minutes. Les fabricants retiennent 3 minutes dans la très grande majorité des cas, le flash lumineux prenant ensuite le relais pour signaler le logement concerné. Ce délai suffit à alerter le voisinage et à faire fuir un intrus, une sirène qui hurle une heure ne produisant plus qu'une nuisance. La question se pose avec d'autant plus d'acuité dans un tissu de maisons mitoyennes, où le niveau sonore de 100 à 110 dB traverse les murs séparatifs.
L'écart de prix entre un kit d'entrée de gamme et un système de marque reconnue tient moins au nombre de détecteurs qu'aux fonctions de fiabilité. La bidirectionnalité, la supervision des périphériques, la détection de brouillage et le chiffrement des trames sont absents des premiers prix et présents sur les matériels sérieux. Un kit se trouve entre 150 et 400 euros, un ensemble de marque reconnue entre 500 et 1 200 euros hors pose, la certification majorant encore ce montant. La comparaison se fait donc sur la fiche technique, deux systèmes affichant le même nombre de détecteurs pouvant ne rien avoir de commun.
Les prestataires de télésurveillance facturent une mise en service de 50 à 150 euros, distincte de la pose du matériel. Cette ligne couvre la déclaration de l'installation au centre, l'enregistrement des codes, la liste des personnes à prévenir et les essais de transmission. Elle se négocie fréquemment à la signature, beaucoup d'offres commerciales l'effaçant en contrepartie d'un engagement. Le contrat précise également ce qui se passe en cas de changement de prestataire, une nouvelle mise en service étant alors facturée à l'identique.
ROBCOM, à Arras, met en place des alarmes et des dispositifs de vidéoprotection. L'entreprise intervient dans le Pas-de-Calais sur des habitations, des commerces, des entrepôts et d'autres locaux professionnels.
RéPI, installée à Leulinghem, pose des systèmes d'alarme, de vidéosurveillance et de sécurité, et assure l'entretien des installations déjà en service, pour les particuliers comme pour les professionnels du secteur de Calais.
SEFA, à Calais, travaille sur les équipements de sécurité des personnes et des biens : alarmes anti-intrusion, vidéosurveillance et contrôle d'accès.
EMKA, basée à Lapugnoy, installe et maintient des systèmes d'alarme ainsi que des équipements de vidéosurveillance, avec un secteur couvrant notamment Béthune, Lens, Lillers, Arras et Aire-sur-la-Lys.
L'agence Verisure d'Arras équipe logements et entreprises en alarmes reliées à la télésurveillance, avec des interventions sur Arras, Lens et Douai.
Arras, Douai, Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Béthune, Bruay-la-Buissière