Une alarme sans fil associe une centrale, des détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et une sirène, reliés entre eux par ondes radio. La pose se fait sans percement de cloison ni saignée, en une demi-journée, ce qui convient à une maison béarnaise ancienne comme à une construction récente. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

La sirène intérieure a pour rôle de chasser l'intrus du logement, à des niveaux de 100 à 110 dB à un mètre insupportables dans un volume fermé. Elle se fixe hors d'atteinte directe, en hauteur et loin des accès, un boîtier accessible se neutralisant en quelques secondes. La sirène extérieure sous flash joue un tout autre rôle, celui d'alerter le voisinage et de désigner le logement concerné. Elle se pose en façade visible, autoprotégée à l'arrachement, et coupe automatiquement son signal sonore après 3 minutes, le flash prenant seul le relais.
Sur une maison entourée de terrain, une détection limitée à l'intérieur intervient tard, l'intrus étant déjà dans les murs. Les barrières infrarouges posées entre deux bornes surveillent une allée, un portail ou l'accès à une cour, et déclenchent au franchissement du faisceau. Les détecteurs rideau plaqués le long d'une façade signalent l'approche d'un ouvrant sans couvrir le jardin entier, ce qui limite les réactions au passage d'un animal. Cette protection prend tout son sens sur un corps de ferme dont plusieurs ouvertures donnent sur une cour invisible depuis la route.
Un mur en galets ou en pierre de 60 centimètres absorbe une part considérable du signal radio, bien davantage qu'une cloison en plaque de plâtre. Les rénovations énergétiques ajoutent leur propre difficulté, un doublage isolant à parement aluminium se comportant en réflecteur au même titre qu'une huisserie métallique. Un plancher collaborant à bac acier, fréquent dans les extensions récentes, coupe presque toute liaison verticale. Ces atténuations se cumulent, au point qu'un détecteur fonctionnant porte ouverte peut décrocher une fois celle-ci refermée, d'où la nécessité d'un relevé dans les conditions réelles d'usage.
La liaison internet par la box constitue la voie de transmission la plus stable là où la couverture mobile reste faible, notamment en fond de vallée. Le raccordement se fait par câble ou par liaison radio courte entre la centrale et la box, avec un débit dérisoire au regard de ce qu'exige une alerte. Sa faiblesse tient à sa dépendance à l'alimentation électrique de la box, qu'aucune batterie de secours ne protège dans la plupart des logements. Une coupure de courant prolongée ou un débranchement volontaire privent donc le système de cette voie, ce qui justifie un secours mobile.
Un kit d'alarme sans fil vendu dans le commerce se pose sans compétence particulière, les périphériques étant appairés en usine ou reconnus par une manipulation simple. Le travail consiste à choisir les emplacements, fixer les boîtiers et régler les temporisations d'entrée et de sortie. Les erreurs les plus fréquentes tiennent au perçage avant relevé radio et à l'orientation d'un détecteur vers une baie ensoleillée ou un poêle qui refroidit. Une installation posée par ses soins reste acceptée par la plupart des assureurs, mais n'ouvre pas droit à l'attestation que certains contrats réclament pour accorder une réduction de prime.
Le métier d'installateur d'alarme n'est pas réglementé en lui-même, ce qui rend les signes de compétence d'autant plus utiles. La qualification APSAD de service I31, délivrée par le CNPP, atteste que l'entreprise maîtrise la conception et la pose d'un système de détection d'intrusion. Les sociétés qui assurent ensuite la télésurveillance ou l'intervention relèvent du CNAPS, qui délivre l'autorisation d'exercer et la carte professionnelle des agents. L'assurance de responsabilité civile professionnelle, l'ancienneté de l'entreprise et les références locales complètent utilement cette vérification.
Les dépendances relèvent du même cadre que le logement principal, avec quelques particularités. Une sirène posée sur une grange isolée porte loin en secteur rural et tombe sous le régime des bruits de voisinage, ce qui impose la coupure automatique après quelques minutes. Une caméra surveillant une cour ne doit cadrer que la parcelle, à l'exclusion du chemin communal et du fonds voisin, contrainte souvent mal appréciée sur les propriétés allongées. Un local utilisé à titre professionnel, atelier, chai ou gîte, sort par ailleurs du cadre domestique et impose l'information des personnes présentes.
Un matériel certifié NF et A2P coûte 20 à 40 % de plus que son équivalent non certifié, écart qui se retrouve sur chaque périphérique. Une centrale certifiée deux boucliers se situe entre 300 et 700 euros, contre 150 à 400 euros pour un modèle courant. Ce surcoût se justifie surtout lorsque l'assureur conditionne sa garantie ou sa réduction de prime à la présence d'une certification, ce que font plusieurs contrats sur les biens de valeur. Le calcul se fait contrat en main, une réduction de prime de 10 % amortissant l'écart en quelques années sur une police d'habitation moyenne.
Une visite d'entretien revient de 80 à 200 euros hors contrat, pour le test de chaque périphérique, le remplacement des piles et la vérification de la transmission. Souscrite sous forme de contrat, cette prestation se situe entre 100 et 300 euros par an et comprend généralement le déplacement en cas de panne. Les piles elles-mêmes représentent 5 à 15 euros par périphérique, montant modeste mais récurrent sur une installation comportant 10 éléments. Cette dépense se distingue de l'abonnement de télésurveillance, qui porte sur la réception des alarmes et non sur l'état du matériel.
Adour Sécurité, à Sauvagnon, conçoit et pose des systèmes d'alarme intrusion pour les locaux professionnels, les commerces et les chantiers. L'entreprise travaille également sur des installations télésurveillées et sur des générateurs de brouillard, avec un périmètre couvrant Pau et l'ensemble des Pyrénées-Atlantiques.
CL BAT SOLUTIONS, à Pau, installe des alarmes en maison, en appartement, en commerce et en bureau, avec des équipements connectés et un pilotage à distance depuis un smartphone, du diagnostic initial jusqu'au service après-vente.
Domo Protection, à Sauvagnon, assure la pose, l'entretien et la réparation de dispositifs de sécurité pour les particuliers, les professionnels et le secteur bancaire. L'activité comprend la télésurveillance avec liaison permanente vers un centre de surveillance et levée de doute lors d'un signalement.
DSP Telecom, à Bayonne, procède à un relevé sur site avant tout déploiement de vidéoprotection : câblage, pose de caméras fixes ou motorisées, intégration au réseau et consultation des images à distance depuis un smartphone.
Pyrénées-Atlantiques : Bayonne, Pau, Anglet, Biarritz, Hendaye, Saint-Jean-de-Luz
Hautes-Pyrénées : Tarbes, Lourdes
Gers : Auch