Une alarme sans fil se compose d'une centrale, de détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et d'une sirène, reliés entre eux par ondes radio. La pose ne demande ni saignée ni reprise de finitions, ce qui convient à une longère ancienne comme à une maison de ville en brique déjà habitée. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

Les protocoles radio des fabricants d'alarme sont propriétaires, ce qui interdit de faire dialoguer un détecteur d'une marque avec la centrale d'une autre. Le choix initial engage donc pour la durée de vie de l'installation, tout ajout ultérieur passant par le même fournisseur et son catalogue. Les passerelles domotiques qui prétendent réunir plusieurs marques traitent la remontée d'information, jamais la partie sécurité elle-même. La décision se prend en conséquence sur la profondeur de la gamme, la disponibilité des accessoires à l'unité et l'ancienneté du fabricant, plutôt que sur le prix du kit de départ.
Un détecteur de mouvement se fixe à deux mètres environ du sol, dans un angle de pièce, orienté vers le volume à traverser plutôt que vers une baie ou un radiateur. Le contact d'ouverture se pose sur l'ouvrant et son dormant, avec un écart de quelques millimètres qui demande souvent une cale sur des menuiseries anciennes déformées. Les emplacements se choisissent d'abord sur la logique de passage d'un intrus, couloir de distribution, palier, pièce donnant sur le jardin, et non sur la commodité de fixation. Chaque position retenue se contrôle ensuite au relevé radio avant perçage, une bonne couverture de détection ne valant rien sans liaison fiable.
La supervision consiste en un message de vie émis périodiquement par chaque détecteur vers la centrale. L'absence de ce message sur plusieurs cycles remonte un défaut, ce qui révèle une pile épuisée, un boîtier déplacé ou un organe sorti de portée radio. Sans supervision, un détecteur muet le reste et personne ne s'en aperçoit avant le jour où la protection aurait dû jouer. La fonction compte doublement sur une longère où plusieurs périphériques se trouvent à la limite de portée, dans une grange ou un atelier éloigné du logis.
La levée de doute est la vérification qui confirme qu'un déclenchement correspond à une intrusion réelle. Elle prend deux formes, l'écoute et l'interphonie par le micro de la centrale, ou la transmission d'une séquence d'images par des détecteurs à caméra intégrée au moment de l'alarme. Sans cette vérification, les forces de l'ordre n'interviennent pas sur un simple signal de sirène, le taux de fausses alertes étant trop élevé. Un contrat de télésurveillance précise donc toujours le moyen de levée de doute retenu et la suite donnée lorsque l'intrusion se confirme.
La pose par un professionnel commence par une visite du logement, qui recense les accès, les volumes de passage et les emplacements possibles de la centrale. L'installateur mesure ensuite le niveau radio à chaque point de fixation avant de percer, étape qui décide de la position définitive des détecteurs et de l'ajout éventuel d'un répéteur. La mise en service comprend l'apprentissage des périphériques, le réglage des temporisations et un essai complet de déclenchement, sirène comprise. Le passage par une entreprise ouvre droit à une attestation d'installation que la plupart des assureurs réclament pour accorder une réduction de prime.
La norme européenne EN 50131 classe les systèmes de détection d'intrusion en quatre grades, selon le niveau de compétence et d'outillage prêté à l'intrus. Le grade 1 vise un risque faible et ne se rencontre guère, le grade 2 correspond à l'habitation courante, le grade 3 aux biens de valeur et aux locaux professionnels, le grade 4 aux sites sensibles. Le grade détermine des exigences précises sur la supervision, la détection de brouillage, l'autoprotection et l'autonomie de secours. Un matériel résidentiel se choisit donc en grade 2 au minimum, le grade 3 s'imposant dès que l'assureur le réclame.
Une caméra associée à une alarme ne filme que la propriété de son propriétaire, à l'exclusion de la voie publique, du trottoir et des fonds voisins. Le cadrage se règle à la pose et se vérifie sur l'image réelle, un objectif grand angle couvrant bien plus que ce que laisse imaginer l'orientation du boîtier. Les zones à masquer se traitent par le réglage du champ ou par la fonction de masquage numérique présente sur la plupart des matériels. Cette contrainte devient délicate sur une maison alignée sur rue, où quelques degrés suffisent à faire entrer le trottoir ou la façade d'en face dans le champ.
Le budget d'une installation se partage entre l'achat du matériel et le temps passé à le poser. Le matériel constitue le poste principal, de 500 à 1 200 euros pour un ensemble complet de marque reconnue, davantage avec une certification NF et A2P. La main-d'œuvre va de 150 à 600 euros selon le nombre de périphériques, une maison avec dépendances et détection périmétrique se situant au haut de cette fourchette. La répartition penche donc nettement vers le matériel, ce qui explique que l'écart entre deux propositions tienne presque toujours à la gamme retenue plutôt qu'au tarif horaire.
Les contrats de télésurveillance prévoient une durée d'engagement initiale, le plus souvent de 12 à 36 mois selon l'offre. Les formules incluant le matériel affichent les durées les plus longues, le prestataire amortissant sur cette période l'équipement qu'il met à disposition. Passé ce terme, le contrat se reconduit tacitement et se résilie avec un préavis d'un à 3 mois. Une rupture avant l'échéance entraîne généralement le paiement des mensualités restant à courir, clause à lire avant de signer plutôt qu'au moment de partir.
Kiece, à Amiens, exerce dans la sécurité électronique et traite la vidéosurveillance, le contrôle d'accès, l'alarme intrusion et la détection incendie. L'entreprise suit les projets de l'étude à la mise en service et assure la maintenance des installations qu'elle a posées.
Picardie Sécurité Domotique, à Saint-Quentin, travaille sur les alarmes, la vidéosurveillance et le contrôle d'accès. Son activité couvre l'analyse du besoin, la pose, l'entretien et le dépannage, pour les particuliers, les entreprises et les collectivités.
Atria Surveillance, à Amiens, opère en télésurveillance, vidéosurveillance, télésécurité et surveillance humaine, avec des réponses adaptées à différents contextes et un objectif de prévention des intrusions sur les sites professionnels.
KSI Sécurité, à Amiens, intervient en sécurité électronique sur l'alarme intrusion, la vidéosurveillance, le contrôle d'accès, la protection incendie et la serrurerie, et installe des systèmes de sécurité sur des sites professionnels.
Kléna, à Beauvais, prend en charge la mise en place et l'entretien de dispositifs de sécurité électronique, alarmes, vidéosurveillance et contrôle d'accès, dans les Hauts-de-France.
Picardie : Amiens, Beauvais, Compiègne, Creil, Albert, Senlis, Clermont