Une alarme sans fil réunit une centrale, des détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et une sirène, reliés entre eux par ondes radio. La pose ne demande aucun percement de cloison ni reprise de finitions, ce qui la rend possible en appartement comme en maison, logement occupé ou loué compris. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

Les centrales récentes s'intègrent à une installation domotique et partagent leurs informations avec l'éclairage, les volets roulants ou le chauffage. L'armement peut alors fermer les volets et abaisser la consigne de chauffage, tandis qu'un déclenchement allume l'ensemble des points lumineux. Cette interconnexion passe par une passerelle ou par un protocole commun, ce qui suppose de vérifier la compatibilité avant d'acheter l'un ou l'autre équipement. La partie sécurité doit rester autonome, une alarme dont le fonctionnement dépend d'un serveur distant ou d'une box domotique perdant sa protection au premier incident de liaison.
Le détecteur de mouvement infrarouge lit les variations de chaleur dans un champ de 90 à 110 degrés portant à une douzaine de mètres. Il se fixe à deux mètres environ du sol, dans un angle de pièce, orienté vers le volume à traverser plutôt que vers une baie exposée ou un convecteur. Les modèles à double technologie ajoutent une cellule hyperfréquence et n'alertent que si les deux mesures concordent, ce qui réduit les déclenchements inutiles dans les pièces vitrées. Les versions à immunité animale ignorent les masses inférieures à 20 ou 25 kg, à condition qu'aucun meuble ne permette à l'animal de monter dans le faisceau.
L'autoprotection est le contact qui déclenche l'alarme dès qu'un boîtier est ouvert ou arraché de son support. Elle fonctionne système armé comme désarmé, puisque la tentative de neutraliser un détecteur précède généralement l'intrusion elle-même. Les matériels certifiés en sont équipés sur chaque élément, centrale, détecteurs, clavier et sirènes, y compris la sirène extérieure fixée en hauteur. Un boîtier simplement vissé sans autoprotection se démonte en quelques secondes et laisse la zone concernée sans surveillance.
L'intervention désigne le déplacement d'un agent sur place après confirmation d'une intrusion par la levée de doute. L'agent constate l'état des lieux, sécurise si nécessaire et prévient les forces de l'ordre, sans s'opposer physiquement à qui que ce soit, son rôle étant d'observer et de rendre compte. Cette prestation se facture séparément de l'abonnement, de 100 à 200 euros par déplacement, certaines formules en comprenant 2 ou 3 par an. Les sociétés qui l'exercent relèvent du CNAPS, qui délivre l'autorisation d'exercer et la carte professionnelle de leurs agents.
Les pannes les plus fréquentes tiennent aux piles, à la perte de liaison d'un périphérique et au défaut de transmission après un changement de box. La centrale distingue ces cas et affiche un code ou un libellé, consultable sur le clavier comme dans l'application. Un détecteur qui ne répond plus se teste d'abord par un rapprochement de la centrale, ce qui départage l'organe défaillant du simple problème de portée. Le remplacement d'un élément suppose un nouvel apprentissage, opération de quelques minutes qui n'affecte pas le reste de l'installation.
L'attestation d'installation est le document remis par l'entreprise à la fin du chantier, décrivant le matériel posé et sa conformité. Les assureurs la réclament pour appliquer la réduction de prime consentie sur la garantie vol, réduction qui va couramment de 5 à 15 %. Certains contrats vont plus loin et conditionnent la garantie elle-même à la présence d'un système certifié et régulièrement entretenu, notamment sur les biens de valeur. Le contrat d'assurance se relit donc avant l'achat du matériel, les exigences variant sensiblement d'un assureur à l'autre.
La vidéoprotection d'un lieu ouvert au public, commerce, hall d'accueil ou cabinet, suppose une autorisation préfectorale délivrée pour cinq ans. Le dossier précise le nombre de caméras, leur champ, la durée de conservation des images et les personnes habilitées à les consulter. Un affichage visible informe le public de l'existence du dispositif et indique à qui s'adresser pour exercer un droit d'accès. Une installation purement domestique échappe à cette procédure, à condition de ne filmer que la propriété privée, ce qui exclut la rue, la cour commune et les fenêtres voisines.
L'ajout d'un détecteur à une installation existante se chiffre au seul matériel lorsque les occupants procèdent eux-mêmes à l'apprentissage. Le détecteur d'ouverture revient de 30 à 60 euros, le détecteur de mouvement de 40 à 150 euros selon sa technologie, le modèle à caméra intégrée de 150 à 300 euros. Le détecteur de bris de vitre et le détecteur rideau se situent dans la même fourchette, la barrière infrarouge extérieure montant à 150 ou 300 euros la paire. La pose par un professionnel ajoute une heure de main-d'œuvre par élément, relevé radio et essai compris.
La résiliation d'un contrat de télésurveillance obéit à la durée d'engagement signée au départ, le plus souvent 12 à 36 mois. Passé ce terme, le contrat se reconduit tacitement et se résilie avec un préavis d'un à 3 mois, par lettre recommandée dans la plupart des conditions générales. Le sort du matériel dépend de la formule, acheté il reste acquis, loué il doit être restitué ou racheté selon un barème prévu au contrat. Une rupture avant l'échéance entraîne généralement le paiement des mensualités restant à courir.
KVMR, établie à Villeurbanne, met en place des systèmes d'alarme filaires ou sans fil avec remontée des alertes sur mobile, ainsi que de la vidéosurveillance.
Connexit installe à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes des alarmes intrusion certifiées NF A2P et des dispositifs de vidéosurveillance.
Dominco intervient sur Lyon et Villeurbanne pour la pose de systèmes de détection d'intrusion sans fil et de caméras, avec une offre étendue à la domotique.
SecuriTech France équipe particuliers et professionnels en alarmes sans fil à Lyon et dans le reste de Rhône-Alpes.
Sistel, agréée par le CNAPS, pose des installations de vidéosurveillance sur le secteur lyonnais.
Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Saint-Priest, Caluire-et-Cuire, Bron, Villefranche-sur-Saône
Ain : Bourg-en-Bresse, Oyonnax
Vienne, Bourgoin-Jallieu