Une alarme sans fil associe une centrale, des détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et une sirène, l'ensemble communiquant par ondes radio. La pose ne demande ni percement de cloison ni saignée, ce qui convient à une villa comme à un appartement ou à une résidence occupée par intermittence. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

Les protocoles radio des fabricants d'alarme sont propriétaires, ce qui interdit de faire dialoguer un détecteur d'une marque avec la centrale d'une autre. Le choix initial engage donc pour la durée de vie de l'installation, tout ajout ultérieur passant par le même fournisseur et son catalogue. Cette contrainte pèse davantage sur une villa équipée par étapes, terrasse puis pool house puis garage, que sur un appartement doté d'emblée de ses trois détecteurs. La décision se prend en conséquence sur la profondeur de la gamme, la disponibilité des accessoires à l'unité et l'ancienneté du fabricant.
Le détecteur rideau projette un faisceau étroit et plat le long d'une paroi, au lieu de couvrir le volume d'une pièce. Posé devant une baie coulissante, il signale l'approche de l'ouvrant sans réagir au déplacement des occupants, ce qui permet d'armer les ouvertures en été pendant que la maison vit. La barrière infrarouge fonctionne par paire, un émetteur et un récepteur de part et d'autre d'un passage, et couvre un accès de jardin, un abord de piscine ou une liaison entre deux terrasses. Ces deux matériels traitent le périmètre et non le volume, logique adaptée aux villas largement ouvertes sur l'extérieur.
Les systèmes vendus en Europe travaillent sur deux bandes libres, 433,92 MHz et 868 MHz. La première est partagée avec les télécommandes de portail, les stations météo et de nombreux capteurs domestiques, ce qui multiplie les collisions de trames dans un secteur pavillonnaire dense. La seconde, moins occupée, impose à chaque émetteur un rapport cyclique qui le contraint à libérer le canal une large partie du temps. Cette discipline laisse le canal disponible au moment où un détecteur doit transmettre, avantage net sur une installation comportant de nombreux périphériques.
Un contrat de télésurveillance décrit ce que fait le prestataire à la réception d'une alarme, dans quel délai et jusqu'où. Les points à vérifier tiennent au moyen de levée de doute retenu, à l'ordre des personnes appelées, au nombre d'interventions comprises et au délai annoncé entre la réception du signal et le premier appel. La durée d'engagement, les conditions de résiliation et le sort du matériel à la fin du contrat figurent au même titre parmi les clauses déterminantes. Pour une résidence occupée par intermittence, la remontée des défauts techniques entre deux séjours mérite d'être expressément prévue.
La sirène intérieure se fixe hors d'atteinte directe, en hauteur et loin des accès, un boîtier accessible se neutralisant en quelques secondes. Son rôle consiste à rendre le séjour insupportable dans un volume fermé, d'où l'intérêt d'une position centrale plutôt que dans une pièce écartée. La sirène extérieure sous flash se pose en façade visible, en hauteur, autoprotégée à l'arrachement et orientée vers la voie d'accès la plus fréquentée. En bord de mer, l'air salin attaque les fixations et les joints du boîtier, ce qui impose un indice de protection élevé et un contrôle à chaque visite d'entretien.
Une centrale d'alarme fonctionne couramment 10 à 15 ans, les détecteurs suivant la même durée hors remplacement de piles. L'obsolescence vient rarement de la panne, mais de l'arrêt du support logiciel, de la disparition d'une application ou de la fermeture d'un service en ligne dont dépendait le pilotage à distance. La fermeture du réseau téléphonique commuté a illustré ce phénomène en rendant muets des transmetteurs par ailleurs en parfait état. La disponibilité des pièces détachées et la politique de mise à jour du fabricant constituent donc des critères d'achat, au même titre que les caractéristiques techniques.
Les images produites par les détecteurs à caméra ou par un système de vidéosurveillance ne se gardent pas indéfiniment. La durée admise dans les usages courants ne dépasse pas un mois, délai jugé suffisant pour déposer plainte et transmettre les éléments aux enquêteurs. Au-delà, la conservation devient difficile à justifier et expose à une contestation. Les séquences transmises lors d'une levée de doute suivent la même règle chez le prestataire, qui doit préciser dans son contrat combien de temps il les garde et qui peut les consulter.
Un détecteur de mouvement à caméra intégrée coûte de 150 à 300 euros, contre 40 à 150 euros pour un détecteur classique. La différence tient au capteur, à l'éclairage infrarouge et à la mémoire nécessaire pour transmettre une courte séquence au moment du déclenchement. Ce type de matériel conditionne la levée de doute par l'image, seule alternative à l'écoute audio dans un contrat de télésurveillance. 2 ou 3 de ces détecteurs placés sur les accès principaux suffisent, l'équipement de toutes les pièces n'apportant rien de plus à la vérification.
Les centres de télésurveillance fonctionnent en permanence, le coût de cette astreinte étant réparti sur l'ensemble des abonnés plutôt que facturé à l'heure. L'écart de tarif entre une offre de jour et une offre continue n'existe donc pas dans les contrats résidentiels courants, qui couvrent les 24 heures. La facturation supplémentaire intervient sur l'intervention elle-même, de 100 à 200 euros, parfois majorée la nuit et les jours fériés selon les prestataires. Le gardiennage d'un logement resté ouvert après une effraction se facture à l'heure et constitue le poste le plus lourd d'une alerte réelle.
TELIS Sécurité, à Nice, travaille en sécurité intrusion, vidéosurveillance, télésurveillance et téléservice. Son activité comprend l'audit, le conseil, la pose et la maintenance, pour les particuliers comme pour les professionnels.
Multi Alarmes, à Nice, assure la vente, la mise en place et l'entretien de systèmes d'alarme filaires ou sans fil, et traite également les équipements d'alarme incendie, de vidéosurveillance et de télésurveillance.
PSF Sécurité, à Nice, installe des alarmes anti-intrusion, des dispositifs anti-incendie et de la vidéosurveillance. Son champ d'intervention couvre les Alpes-Maritimes, pour les logements comme pour les locaux professionnels.
Méditerranée Protection Sécurité, à Massoins, pose des alarmes sans fil, des détecteurs de mouvement et des protections contre l'incendie, l'inondation et le gaz. Les systèmes peuvent être reliés à une télésurveillance 24/7, avec maintenance et dépannage.
Nice, Cannes, Antibes, Grasse, Cagnes-sur-Mer, Le Cannet, Menton-Monaco, Fréjus-Saint-Raphaël