Une alarme sans fil associe une centrale, des détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et une sirène, reliés entre eux par ondes radio. La pose se fait sans percement de cloison ni saignée, en une demi-journée, ce qui convient à une maison ancienne en grès comme à un appartement récent ou loué. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

La centrale constitue le cœur du système, elle reçoit les messages des détecteurs, décide du déclenchement et commande les sirènes. Elle porte aussi le paramétrage, découpage en zones, temporisations d'entrée et de sortie, scénarios de mise en service partielle et journal horodaté des événements. Son emplacement se choisit au centre radio de l'installation, hors de vue depuis les accès et sur une prise de courant non commandée par un interrupteur. Une batterie interne la maintient en service pendant une coupure secteur, de quelques heures à une journée selon les modèles.
Le détecteur d'ouverture associe un aimant fixé sur l'ouvrant et un contact posé sur le dormant, l'alarme se déclenchant dès que les deux s'écartent. L'écart de fermeture admis se compte en millimètres, réglage délicat sur les menuiseries bois anciennes qui travaillent avec l'humidité et demandent souvent une cale de rattrapage. Ce détecteur constitue la première ligne de protection, puisqu'il signale l'intrusion avant que l'intrus ne soit à l'intérieur, contrairement au détecteur de mouvement. Il équipe en priorité la porte d'entrée, la porte de service et les ouvrants de plain-pied, puis les fenêtres accessibles par une toiture ou un appentis.
La portée utile d'une liaison radio dépend bien moins de la distance que des parois traversées. Un mur de grès de 50 à 60 centimètres, une voûte de cave ou une trémie d'escalier en béton armé réduisent le niveau au point de rendre une liaison aléatoire à 10 mètres. Les rénovations énergétiques ajoutent leur propre difficulté, un isolant à parement aluminium posé par l'intérieur pouvant dégrader une liaison qui fonctionnait auparavant, sans que rien n'ait bougé côté alarme. Un contrôle de niveau après travaux évite de découvrir la perte de liaison au moment d'une intrusion.
La transmission de l'alerte désigne la façon dont la centrale prévient l'extérieur une fois le déclenchement acquis. Trois voies coexistent, le réseau mobile par carte SIM intégrée, la liaison internet par la box, et le cumul des deux pour couvrir la défaillance de l'une. Les anciens transmetteurs raccordés à la ligne téléphonique classique sont devenus muets depuis la fermeture du réseau commuté et se déposent lors de toute reprise d'installation. Selon le contrat retenu, l'alerte part vers un centre de surveillance, vers une liste de numéros personnels ou vers une application installée sur le téléphone des occupants.
Un locataire installe une alarme sans fil sans demander d'autorisation, la pose n'entraînant aucune modification du logement. Les boîtiers se fixent par deux vis ou par adhésif et se déposent en une heure, les rares traces se rattrapant sans reprise de peinture. Le système reste la propriété du locataire et le suit lors d'un déménagement, un nouvel apprentissage des périphériques suffisant à le remettre en service ailleurs. La pose d'une sirène extérieure en façade ou d'une caméra orientée vers les parties communes constitue la seule limite, celle-ci relevant de l'accord du bailleur ou de la copropriété.
Un matériel certifié NF et A2P a été soumis au CNPP, qui éprouve sa résistance aux tentatives de neutralisation et la fiabilité de sa liaison radio. La certification se lit en boucliers, de un à 3, le deuxième niveau couvrant l'essentiel des besoins d'une habitation et le troisième les biens de valeur. Cette mention pèse dans la négociation avec l'assureur, qui connaît rarement les marques mais reconnaît la certification. L'écart de prix atteint 20 à 40 %, montant à rapporter à la réduction de prime obtenue et aux exigences inscrites au contrat.
Le prestataire est tenu de traiter chaque alarme reçue selon la procédure inscrite au contrat, dans le délai qui y figure. Il doit procéder à la levée de doute avant d'engager une intervention ou d'alerter les forces de l'ordre, une transmission sans vérification étant refusée par celles-ci. La conservation des enregistrements audio et des images obéit aux mêmes limites que chez le particulier, un mois au maximum dans les usages admis, et le contrat précise qui peut les consulter. La société doit enfin détenir l'autorisation du CNAPS, dont le numéro figure obligatoirement sur ses documents contractuels.
Une sirène extérieure sous flash coûte de 80 à 200 euros selon sa puissance, son autoprotection et son indice de protection. Les modèles exposés aux gelées prolongées se choisissent avec une plage de température large, le froid affectant aussi bien la pile que le transducteur. La pose en hauteur, hors d'atteinte et avec autoprotection à l'arrachement, ajoute une heure de main-d'œuvre et parfois la location d'un échafaudage sur une façade élevée. L'alimentation autonome par pile évite tout câblage, mais impose de vérifier son état lors de l'entretien annuel.
Les prestataires de télésurveillance proposent deux montages, l'achat du matériel assorti d'un abonnement au service seul, ou une mensualité globale comprenant le matériel mis à disposition. Le premier demande une dépense initiale de 500 à 1 500 euros mais laisse le système acquis, transférable et utilisable sans le prestataire. Le second supprime cette avance et reporte la charge sur la mensualité, qui passe couramment de 25 à 45 euros. Le matériel fourni dans ce cadre reste la propriété du prestataire et doit lui être rendu à la fin du contrat, ce qui interdit tout changement d'opérateur sans repartir de zéro.
César Alarme, établie à Stattmatten, s'est spécialisée dans les systèmes radio connectés de fabrication française, garantis 5 ans, autonomes sur batterie, avec consultation des caméras depuis une application. L'entreprise réalise des audits de sécurité et propose des formules avec ou sans abonnement, de Strasbourg à Haguenau, Brumath, La Wantzenau et Wissembourg.
Nova Secure, à Illkirch-Graffenstaden, couvre la détection d'intrusion, la vidéosurveillance, le contrôle d'accès par badge et clé électronique et la domotique. Audit sur site, formation des utilisateurs, mise à niveau des installations et maintenance complètent la prestation, sur le Bas-Rhin comme sur le Haut-Rhin.
Fleck Sécurité, boulevard de Lyon à Strasbourg, exerce depuis plus de 30 ans. Son catalogue va de l'alarme anti-intrusion filaire, radio ou GSM à la détection incendie, la vidéosurveillance, le contrôle d'accès électronique, la serrurerie, les coffres-forts et les portes blindées.
CK Automatisme, à Bernolsheim, associe alarmes, caméras et contrôle d'accès à son activité historique de portails aluminium motorisés et de portes de garage. L'entreprise intervient sur Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Haguenau, Geispolsheim, Saverne et Molsheim.
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