Une alarme sans fil réunit une centrale, des détecteurs posés sur les accès et dans les pièces de passage, et une sirène, reliés entre eux par ondes radio. La pose ne demande aucun percement de cloison ni reprise de finitions, ce qui la rend possible en appartement comme en pavillon mitoyen, logement occupé ou loué compris. Le nombre de détecteurs, la voie de transmission de l'alerte et le recours ou non à un abonnement de surveillance constituent les décisions à prendre.

Le badge de proximité remplace la saisie d'un code au clavier, par simple présentation devant un lecteur placé près de l'entrée. La manipulation prend une seconde, ce qui évite les erreurs de composition au retour, mains chargées, pendant la temporisation d'entrée. Chaque badge est identifié séparément par la centrale, qui consigne son usage dans le journal des événements et permet d'en annuler un en cas de perte. Le clavier reste installé en parallèle comme moyen de secours, un badge oublié ne devant jamais interdire l'accès au logement.
Le détecteur rideau projette un faisceau étroit et plat le long d'une paroi, au lieu de couvrir le volume d'une pièce. Posé devant une porte-fenêtre ou une baie de balcon, il signale l'approche de l'ouvrant sans réagir au déplacement des occupants, ce qui autorise une protection active la nuit. La barrière infrarouge fonctionne par paire, un émetteur et un récepteur de part et d'autre d'un passage, et couvre un accès de jardin ou une allée de pavillon. Ces deux matériels traitent le périmètre et non le volume, logique adaptée aux logements dont les ouvrants sont accessibles depuis une coursive ou un jardin mitoyen.
Les échanges entre les périphériques et la centrale sont chiffrés en AES 128 bits sur les matériels sérieux, ce qui rend illisible une trame captée depuis le palier ou depuis la rue. Le code tournant complète ce dispositif en changeant l'identifiant à chaque émission, selon une séquence connue des seuls éléments appairés. La combinaison des deux interdit la capture puis le rejeu d'une commande de mise hors service, technique employée sur les systèmes anciens à code fixe. Les matériels d'entrée de gamme ou importés hors circuit européen n'offrent pas toujours cette protection, point à vérifier sur la fiche technique.
Un contrat de télésurveillance décrit ce que fait le prestataire à la réception d'une alarme, dans quel délai et jusqu'où. Les points à vérifier tiennent au moyen de levée de doute retenu, à l'ordre des personnes appelées, au nombre d'interventions comprises et au délai annoncé entre la réception du signal et le premier appel. La durée d'engagement, les conditions de résiliation et le sort du matériel à la fin du contrat figurent au même titre parmi les clauses déterminantes. En immeuble, l'accès du personnel d'intervention aux parties communes mérite d'être prévu, une porte de hall fermée rendant toute vérification impossible.
La sirène intérieure se fixe hors d'atteinte directe, en hauteur et loin des accès, un boîtier accessible se neutralisant en quelques secondes. Son rôle consiste à rendre le séjour insupportable dans un volume fermé, d'où l'intérêt d'une position centrale plutôt que dans une pièce écartée. La sirène extérieure sous flash se pose en façade visible, autoprotégée à l'arrachement, mais suppose en immeuble l'accord de l'assemblée générale puisqu'elle touche une partie commune. Beaucoup d'installations en collectif s'en passent donc et reposent sur la seule sirène intérieure complétée par la transmission de l'alerte.
La règle APSAD encadre la prestation de télésurveillance elle-même, là où la norme EN 50131 porte sur le matériel installé. Elle définit des niveaux de service, P2 et P3 pour le résidentiel et le petit professionnel, qui décrivent les moyens techniques du centre et la redondance de ses installations. Un centre de niveau P3 dispose de deux sites distants capables de prendre le relais l'un de l'autre, ce qu'un centre P2 n'exige pas au même degré. Cette référence figure dans les documents du prestataire et se vérifie avant signature, au même titre que son autorisation d'exercer.
Le règlement de copropriété peut restreindre ce qu'un copropriétaire installe, notamment tout dispositif apparent en façade ou sur cour. La sirène extérieure sous flash et la caméra orientée vers le hall, la cour ou le parking relèvent d'une décision d'assemblée générale, le percement d'une partie commune s'y ajoutant. À l'intérieur du lot, en revanche, le copropriétaire reste libre de son équipement, sirène intérieure comprise. Un système entièrement privatif évite donc ce passage, dont le calendrier conditionne le chantier plus souvent que la technique elle-même.
Un kit d'alarme complet se situe entre 150 et 400 euros, un système de marque reconnue entre 500 et 1 200 euros hors pose. La main-d'œuvre ajoute 150 à 600 euros selon le nombre de périphériques et la difficulté d'accès des points de fixation. Le détail par élément permet d'ajuster ce budget, le détecteur d'ouverture allant de 30 à 60 euros, le détecteur de mouvement de 40 à 150 euros, le détecteur rideau dans la même fourchette. Un appartement se situe au bas de ces montants, une maison avec sous-sol et garage au haut.
L'option de vidéo-vérification majore l'abonnement de télésurveillance d'une dizaine d'euros par mois, portant le contrat de 25 à 50 euros. Elle suppose d'équiper les accès principaux de détecteurs à caméra intégrée, facturés 150 à 300 euros pièce contre 40 à 150 euros pour un détecteur classique. 2 ou 3 de ces appareils suffisent, l'équipement de chaque pièce n'améliorant pas la vérification. Le surcoût se justifie par l'intervention des forces de l'ordre, qui ne se déplacent pas sur un simple signal de sirène mais se déplacent sur une intrusion constatée.
Sector Alarm, à Créteil, commercialise des alarmes connectées associées à une télésurveillance assurée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour les habitations comme pour les locaux professionnels.
Techni Alarme, à Maisons-Alfort, prend en charge l'installation, la maintenance et le dépannage de systèmes d'alarme, dans les logements comme dans les espaces professionnels.
Verisure, également implantée à Créteil, pose des alarmes reliées à un service de télésurveillance, avec des prestations annoncées contre les cambriolages, les incendies et d'autres situations d'urgence.
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